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Richard Ferrand se justifie sur les accusations de montage immobilier

Richard Ferrand aurait favorisé sa femme à louer un local lorsqu'il était directeur général de la Mutuelle de Bretagne.

Richard Ferrand aurait favorisé sa femme à louer un local lorsqu'il était directeur général de la Mutuelle de Bretagne. - BFMTV

Le ministre de la Cohérence des territoires, fragilisé par un montage immobilier impliquant sa compagne, est revenu sur ces accusations en exclusivité sur BFMTV.

Dans son édition de cette semaine, le Canard Enchaîné révèle que le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, lorsqu'il était directeur général de la Mutuelle de Bretagne, aurait favorisé sa femme en décidant de louer ses bureaux à une SCI dont la gestionnaire est sa compagne. Le journal satirique lui reproche également d'avoir employé son fils comme attaché parlementaire en 2014. Au micro de BFMTV, Richard Ferrand a expliqué que "l'affaire en question est extrêmement simple".

"Les mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix. Parmi trois propositions qui leur étaient faites, les administrateurs et les administratrices du conseil d'administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre pour les conditions de travail des salariés et les transports, qui était celle d'un local détenu par ma compagne. Ceci était connu de tous, et c'est parce que c'est le mieux placé et le moins cher qu'il a été choisi", s'est-il justifié.

Le ministre de la Cohésion des territoires a d'ailleurs expliqué que ce local était utilisé par les Mutuelles de Bretagne depuis maintenant six ou sept ans. "Ça veut dire que les gens se satisfont de l'endroit, et au total c'est un acte de bonne gestion", estime-t-il.

Un travail d'assistant parlementaire traditionnel

En ce qui concerne l'emploi de son fils en tant qu'attaché parlementaire, Richard Ferrand assure qu'il n'a rien à se reprocher. "Ça a duré 4 mois au début de l'année 2014, mon fils travaillait à la rédaction de ma lettre de compte-rendu régulier, à tenir mon blog, à faire un certain nombre de tâches que font les assistants parlementaires traditionnellement", a-t-il détaillé

Avec beaucoup d'ironie, Richard Ferrand a également considéré que les révélations du Canard Enchaîné ressemblent à "un cadeau de bienvenue" pour sa nomination au gouvernement. "On essaie de faire d'un acte de gestion banal une pseudo-affaire", a-t-il conclu.

F. H. avec Anne Saurat-Dubois