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Bruno Le Maire espère que la libération de la parole va mettre fin au harcèlement sexuel en France

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationale à Paris.

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationale à Paris. - Christophe Archambault - AFP

Interrogé sur les cas d'abus sexuels qui ont fait surface ces derniers jours à la suite de l'affaire Weinstein, le ministre de l'Economie a estimé ce dimanche que la France vivait un épisode charnière dans la lutte contre le harcèlement sexuel.

Bruno Le Maire aura appris beaucoup de choses en une semaine. "Je ne vous cache pas que j'ai été très touché par tout ce que j'ai appris, vu, entendu cette semaine, par cette libération de la parole", a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances ce dimanche sur France 3, qui a pourtant commencé sa semaine en assurant qu’il ne dénoncerait pas un homme politique qui harcèlerait des femmes.

Le ministre avait rapidement présenté ses regrets, expliqué ses propos et assuré qu’il serait "le premier à (...) le signaler" s’il était "au courant de faits de harcèlement sexuel contre une femme".

"Je serais le premier à les signaler parce que nous ne pouvons plus longtemps tolérer ce silence, qu'il faut libérer la parole, qu'il faut que les femmes victimes puissent s'exprimer avec tout le soutien de toute la société et notamment des responsables politiques", avait-il alors déclaré.

Insistant sur cette "libération de la parole" ce dimanche, notamment via les hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, Bruno Le Maire espère que cet épisode va "mettre fin au harcèlement sexuel dans notre pays".

"Je crois qu'il y aura un avant et un après"

"Ce qui s'est passé cette semaine est très important pour la société française. Je crois qu'il y aura un avant et un après. Et que maintenant, la parole va enfin pouvoir se libérer et que ça va, je l'espère, mettre fin au harcèlement sexuel dans notre pays", a-t-il souhaité.

"La personne qui a été victime de harcèlement sexuel doit pouvoir parler librement et en parler à la justice. Mais c'est important d'avoir autour de soi des personnes, des amis, des oreilles attentives, qui vous disent 'Mais parle, parle !'", a-t-il continué.

Dimanche dernier, lors de son intervention télévisée sur TF1, Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait la mise en place d’une "procédure de verbalisation plus simple" des actes de harcèlement.

Liv Audigane