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Ayrault: "la France reste déterminée à sanctionner" Damas

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lundi, sur le perron de Matignon.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lundi, sur le perron de Matignon. - -

Le Premier ministre, qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec des responsables du Parlement, a précisé que François Hollande s'efforçait de réunir une "coalition" autour de lui.

Jean-Marc Ayrault a assuré lundi à Matignon que la France restait "déterminée" à agir pour sanctionner l'usage d'armes chimiques par le régime syrien, selon lui "avéré".

A l'issue d'une rencontre de plus de deux heures avec les représentants des groupes parlementaires à Matignon, le Premier ministre a estimé que "plus personne ne niait la réalité" de l'attaque chimique du 21 août et la responsabilité du régime de Damas.

Dans le même temps, le gouvernement a mis en ligne une note déclassifiée au sujet du "programme chimique syrien", "des cas d'emploi passés d'agents chimiques" et de "l'attaque chimique" du 21 août 2013.

"Réunir un coalition dans les meilleurs délais"

Pour Jean-Marc Ayrault, l'enjeu est "d'éviter que Bachar al-Assad n'utilise à nouveau l'arme chimique contre son peuple et "d'envoyer un message à tous ceux qui seraient tentés de l'imiter à l'avenir". L'action "ferme et proportionnée" que projette la France, a-t-il poursuivi, n'a pas pour but de "renverser" le régime al-Assad ni de "libérer la Syrie".

Dans l'attente d'un vote du Congrès américain, pas avant le 9 septembre, Jean-Marc Ayrault a annoncé que François Hollande continuait son "travail de persuasion pour réunir dans les meilleurs délais une coalition". "Il n'est pas question pour la France d'agir seule", a-t-il martelé.

Pas de vote au Parlement mercredi

Sur la scène politique, pressée à droite mais aussi à gauche d'organiser un vote au Parlement, le Premier ministre a rappelé que "c'est au président de la République qu'il appartenait de décider si un vote doit avoir lieu".

Ce vote n'aura donc pas lieu mercredi après le débat parlementaire sur la Syrie car, a-t-il estimé, "la décision ultime ne pourra être prise par le président de la République lorsque sera constituée cette coalition."

M. T. avec AFP