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Armes chimiques en Syrie: revivez la journée du 2 septembre

Réunion des responsables parlementaires autour de Jean-Marc Ayrault lundi à Matignon.

Réunion des responsables parlementaires autour de Jean-Marc Ayrault lundi à Matignon. - -

Alors que les Etats-Unis temporisent, dans l'attente d'un vote du Congrès le 9 septembre sur une intervention en Syrie, en France, les yeux se tournent vers l'exécutif, pressé de soumettre au vote la décision d'une action sur le terrain.

Opération conviction pour Jean-Marc Ayrault et François Hollande, ce lundi, dans le dossier syrien. Point d'orgue atteint en fin de journée, quand l'exécutif a publié sur son site une note des services de renseignement présentant les preuves dont dispose la France sur une attaque chimique du 21 août, et de deux précédents attaques.

Alors que le Premier ministre britannique David Cameron a vu sa motion rejetée la semaine dernière, Barack Obama a de son côté annoncé qu'il entendait faire voter le Congrès avant toute intervention en Syrie.

En France, où le chef de l'Etat peut décider seul d'engager l'armée dans une intervention, des voix s'élèvent, à gauche comme à droite, pour demander à l'exécutif de soumettre la décision au vote du Parlement. D'autant que l'opinion publique est très divisée au sujet d'une action militaire française en Syrie.

>> Cet article est désormais clos. Merci de l'avoir suivi. Retrouvez ici le contenu des documents déclassifiés lundi par l'exécutif.

20h20 - Obama envoie Kerry et Hagel pour convaincre le Congrès

Des poids lourds de l'administration Obama participeront mardi à une audition au Sénat américain pour défendre une intervention militaire en Syrie, dans le cadre de l'intense campagne de lobbying lancée par le président auprès du Congrès, qui doit se prononcer sur une riposte américaine en Syrie le 9 septembre.

Ce sont le secrétaire d'Etat John Kerry et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel qui témoigneront devant la commission des Affaires étrangères mardi à 14h30 lors d'une audition ouverte au public. Le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, devrait aussi participer à l'audition.

>> A lire: Obama a une semaine pour convaincre

20h15 - La France reste "déterminée" à sanctionner Damas

Jean-Marc Ayrault a de nouveau indiqué que la France restait "déterminée à sanctionner l'usage de l'arme chimique par le régime de Bachar al-Assad" et de "le dissuader d'y recourir à nouveau par une action ferme et proportionnée".

Il a néanmoins précisé qu'une éventuelle intervention armée "ne viserait ni à renverser son régime, ni à libérer la Syrie."

20h00 - "Hollande travaille à réunir une coalition internationale"

François Hollande "continue son travail de persuasion" pour "réunir dans les meilleurs délais une coalition internationale" pour sanctionner l'usage d'armes chimiques par Damas, a déclaré lundi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Ce n'est qu'après la constitution de cette coalition que le président de la République "prendra sa décision ultime", a précisé le Premier ministre.

19h45 - Pas de vote ce mercredi au Parlement

Sur le perron de Matignon, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé qu'il n'y aurait pas de vote ce mercredi à l'issue du débat parlementaire sur d'éventuelles frappes françaises à Damas.

19h30 - Fin de la réunion

La réunion des responsables parlementaires avec Jean-Marc Ayrault est terminée. Sur le perron de Matignon, chacun s'exprime. Ainsi les écologistes, par la voix de Barbara Pompili réclament un vote du Parlement sur d'éventuelles frappes françaises en Syrie. Claude Bartolone lui, indique qu'on ne peut pas "forcer le président à organiser un vote".

18h44 - L'attaque chimique du 21 août par le régime syrien a fait "au moins 281" morts

L'attaque chimique du 21 août près de Damas a été perpétrée par le régime syrien et a fait "au moins 281" morts, notamment parmi la population civile, selon des informations des services de renseignement français rendues publiques par le gouvernement.

Paris impute catégoriquement la responsabilité de l'attaque au régime de Bachar al-Assad. "Les zones touchées étaient intégralement tenues par les rebelles", fait-on valoir de source gouvernementale. Les services français disposent par ailleurs "de l'imagerie qui montre que les zones de départ des roquettes étaient tenues par le régime et que les zones de frappes étaient tenues par les rebelles".

"Il s'agit d'un usage massif d'agents chimiques et d'une opération à la fois coordonnée et simultanée dans plusieurs points de la ville. Un niveau de sophistication qui n'appartient qu'au régime. La rébellion n'est pas en capacité d'organiser ça", souligne-t-on.

18h40 - "Le peuple français n'est pas notre ennemi"

Dans une interview accordée au "Figaro" le président syrien Bachar al-Assad nie avoir utilisé des armes chimiques, affirme que personne n'a encore montré de preuves et prévient que "quiconque oeuvre contre les intérêts de la Syrie est un ennemi" et que la politique de la France "est hostile au peuple syrien".

Il pourrait y avoir des "répercussions" sur les intérêts français en cas de frappes, a encore dit Bachar al-Assad au quotidien.

17h47 - La note du renseignement français publiée dans la soirée

Selon une source gouvernementale, la note de synthèse des services français sur la responsabilité de Damas dans l'utilisation des armes chimiques sera mise en ligne ce lundi soir sur le site de Matignon.

17h35 - Déclaration de Jean-Marc Ayrault dans une heure

Toujours selon notre envoyé spécial sur place, le Premier ministre s'exprimera depuis la cour de Matignon entre 18h30 et 19 heures.

17h30 - La réunion est toujours en cours

La réunion se poursuit dans la salle du conseil de Matignon. Selon notre envoyé spécial sur place, la mise en ligne des preuves d'utilisation des armes chimiques, qui se présentent sous formats texte et vidéo, n'a pas encore été tranchée.

16h45 - Début de la réunion d'information à Matignon

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et celui des Affaires étrangères Laurent Fabius sont arrivés à Matignon où ils assisteront le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui reçoit à Matignon les chefs de groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le Premier ministre, qui a promis une "transparence totale" sur la situation syrienne et l'arsenal chimique du régime Damas, fera une déclaration à l'issue de cette réunion.

"Je dirai au Premier Ministre que Barack Obama demande l'autorisation du Parlement, c'est le moins qu'on puisse faire surtout quand on n'a pas de mandat de l'ONU. Je le dis dans un esprit de soutien, a déclaré à son arrivée le patron de l'UDI Jean-Louis Borloo

Jean-Marc Ayrault doit également fournir les preuves de la responsabilité du régime syrien. L'opinion française est majoritairement opposée à des frappes contre la Syrie, défendues par le président François Hollande, tout comme les opinions publiques aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

16h40 - Désir affirme que "les preuves sont évidentes"

Harlem Désir a rencontré Jean-Marc Ayrault ce lundi pour désamorcer la polémique née de ses propos dénonçants "l'esprit munichois" de l'opposition sur la question syrienne. Le premier secrétaire du PS avait vu ses propos jugés "ignobles" par l'UMP sans en outre susciter l'adhésion de son camp.

Pour autant avant de se présenter face au Premier ministre Harlem Désir a persisté et signé ses paroles. "Le régime de Damas viole tous les principes du droit international, a-t-il expliqué au micro de BFMTV. Je suis venu le redire à Jean-Marc Ayrault. J'ai lancé hier [dimanche] un cri d'alerte car il fallait secouer les esprits".

16h30 - Les alliés de Damas réaffirment leur opposition à des frappes occidentales

Alors que le projet d'intervention militaire occidentale en Syrie marque le pas, les alliés de Bachar al-Assad réaffirment leurs positions. Ils ne veulent pas de frappes sur la Syrie. Des frappes qui divisent aussi l'opinion syrienne.

15h58 - Damas a essayé d'acheter du matériel suisse

Selon la porte-parole officielle du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) suisse, la Syrie a tenté à plusieurs reprises d'acheter du matériel suisse destiné à la mise au point d'armes de destruction massive: une pompe à vide, des valves et un bioréacteur, entraînant un blocage de ces ventes par les autorités suisses.

Selon la porte parole, ces biens pouvaient être utilisés aussi bien à des fins civiles que militaires. "Il y avait des raisons de croire" qu'ils pouvaient permettre de fabriquer des armes de destruction massive, a-t-elle expliqué.

15h10 - Un porte-avions américain se rapproche de la Syrie

Un porte-avions américain déployé depuis plusieurs mois dans la mer d'Oman se déplace en direction de la Syrie, vers la mer Rouge, même s'il n'a pas encore reçu l'ordre de participer à d'éventuelles frappes américaines, rapporte ABC News.

L'USS Nimitz, un porte-avions à propulsion nucléaire, était censé rentrer à sa base d'Everett, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) quand il a reçu l'ordre de rester dans la région. Aucune mission particulière ne lui a toutefois été confiée, et des responsables de la défense évoquent "un positionnement prudent".

14h50 - Le chef de l'Otan est convaincu

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré lundi être "personnellement convaincu" que le régime syrien était responsable des attaques chimiques ayant fait des centaines de morts le 21 août.

Il a indiqué avoir eu accès à des informations classifiées données par des pays membres de l'Otan.

14h10 - "François Hollande devrait parler aux Français", estime Jean-François Copé.

Le président de l'UMP a affirmé lundi que la décision d'un vote à propos d'une éventuelle intervention en Syrie n'appartenait qu'au président de la République.

14h - "La France ne peut pas aller seule en Syie", estime Alain Juppé

L'ancien Premier ministre s'est aussi dit lundi favorable à un vote du Parlement. "Même si la Constitution n'y oblige pas, je pense que dans un tel contexte le Parlement devrait s'exprimer par un vote pour que le président de la République puisse s'adosser au moins à l'adhésion de la représentation nationale", a déclaré le maire de Bordeaux dans un discours devant les Amis de Nicolas Sarkozy réunis à Arcachon (Gironde).

13h45 - "Plus jamais la guerre", demande le Pape

Message envoyé en neuf langues, sur ses multiples comptes suivis par près de 9 millions de followers, ce lundi midi, par le pape François. Il renouvelle ainsi son message de dimanche concernant la Syrie. "Ces jours-ci, mon coeur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s'annoncent", avait-il lancé sur la place Saint-Pierre de Rome.

Plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre !
— Pape François (@Pontifex_fr) September 2, 2013

13h30 - Syrie: des parlementaires UMP ne participeront pas à un débat sans vote

Une dizaine de parlementaires UMP du courant de la Droite populaire, dont l'ancien ministre Thierry Mariani, ont annoncé qu'ils refuseraient de participer aux débats à l'Assemblée et au Sénat sur la Syrie, mercredi, s'ils ne sont pas suivis de votes.

"Alors que les députés britanniques ont exprimé leur avis sur le dossier syrien, et que Barack Obama, sans même que la Constitution américaine ne l'y oblige, a décidé de soumettre au vote du Congrès sa décision d'engager des frappes en Syrie (...) les seuls qui n'auront pas à se prononcer sur l'engagement des forces armées en Syrie seront donc les parlementaires français", soulignent-ils dans un communiqué.

13h - Matignon promet de publier les documents en ligne

C'est sur le site de Matignon que seront publiées les preuves d'utilisation d'armes toxiques en Syrie. Jean-Marc Ayrault, en déplacement dans le Loiret sur le thème de la rentrée des enseignants, a promis la "transparence totale" aux parlementaires qu'il reçoit ce lundi après-midi. "Nous mettrons à la disposition des parlementaires tous les éléments dont nous disposons, classifiés jusqu'à présent, pour que chacun soit en mesure de prendre en compte la réalité de cette attaque inacceptable", a-t-il déclaré.

12h30 - Fabius s'exprimera devant le Sénat, Ayrault devant l'Assemblée

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'exprimera mercredi au Sénat au nom du gouvernement lors du débat parlementaire sur la Syrie, au moment où le Premier ministre Jean-Marc Ayrault parlera à l'Assemblée nationale, selon une source gouvernementale.

12h00 - L'intervention française sera-t-elle décidée par Hollande?

François Hollande se retrouve "piégé" par la décision de Barack Obama de consulter le Congrès, analysent ce lundi matin les éditorialistes français.

Mais théoriquement, il n'a pas besoin du vote du Parlement pour se prononcer.

V. D. et A. S. et S. A. et M. T.