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Agnès Buzyn opposée à la GPA mais "plutôt favorable" à la PMA pour toutes les femmes

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 4 octobre 2017 à l'Assemblée nationale à Paris.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn, le 4 octobre 2017 à l'Assemblée nationale à Paris. - Eric Feferberg - AFP

La ministre de la Santé s'est dite favorable à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes "à titre personnel", mais a réitéré son opposition à la GPA.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est dite ce dimanche "plutôt favorable à titre personnel" à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et couples de lesbiennes, une mesure qui sera débattue dans le cadre de la révision de la loi bioéthique en 2018. 

"J'y suis plutôt favorable à titre personnel, mais il m'a fallu du temps pour savoir ce que vraiment je pensais sur ce sujet", a-t-elle déclarée, invitée du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI. 

"J'écoute les arguments des uns, des autres. Je vois que ce droit ne retire rien à personne, je vois qu'il y a une immense différence entre la PMA et la GPA, qui elle, traite de la marchandisation du corps de la femme", a-t-elle ajouté.

"Prenons le temps de discuter"

La ministre a rappelé que des discussions auraient lieu en 2018 dans le cadre d'états généraux de la bioéthique. "L'exécutif écoutera l'avis du Comité d'éthique qui s'est dit favorable, écoutera l'avis qui émergera des états généraux de la bioéthique et si cet avis est favorable, évidemment l'exécutif proposera un projet de loi", a-t-elle détaillé, appelant comme le président Emmanuel Macron à un "débat apaisé".

"Prenons le temps de discuter, prenons le temps de nous écouter", a-t-elle exhorté.

En revanche, la ministre de la Santé a affirmé son opposition à la GPA. "Pour moi, jamais. Je comprends totalement le désir d'enfant (...) Mais je sais ce que c'est que de porter un enfant pendant neuf mois dans son ventre".

"Indépendamment du fait que l'on paye, à titre individuel c'est quelque chose que je n'imaginerais pas pouvoir faire", a-t-elle dit.

L.A., avec AFP