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Macron favorable à la PMA pour toutes les femmes, "avec un débat apaisé"

Emmanuel Macron, depuis son bureau de l'Elysée.

Emmanuel Macron, depuis son bureau de l'Elysée. - TF1/LCI

Interrogé ce dimanche sur la procréation médicale assistée, Emmanuel Macron a exprimé une position prudente, souhaitant "un débat apaisé dans le courant de l'année 2018".

Emmanuel Macron est resté prudent sur le dossier sensible de la procréation médicalement assistée (PMA). Le chef de l'Etat, qui avait promis au cours de sa campagne d'ouvrir la PMA à toutes les femmes, a souhaité dimanche sur TF1 "un débat apaisé" dans le courant de l'année 2018 sur la question.

Si le président de la République a estimé qu'il était "normal de reconnaître ce droit aux femmes seules et aux couples de même sexe", Emmanuel Macron a cependant prévenu:

"Sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer les choix en brutalisant les consciences." Une allusion à l'émoi suscité par l'ouverture du mariage aux personnes du même sexe, instaurée sous François Hollande. 

Il avait estimé en février que les adversaires du mariage homosexuel avaient été "humiliés" lors du quinquennat de François Hollande car on ne leur avait pas suffisamment "parlé".

Opposition à la GPA

"Je lancerai ce processus dans les prochains mois" et il portera sur des sujets dont "chacun est d'une complexité extrême, il heurte les consciences, philosophiques, religieuses, personnelles", a relevé le chef de l'Etat, qui a insisté sur la nécessité d'avoir "une concertation apaisée".

"Je serai le garant de l'apaisement de cette concertation", a-t-il promis.

Quant à la gestation pour autrui (GPA), "je suis très sensible au respect de la filiation", c'est pourquoi "je suis contre la GPA parce que j'ai une conception de la dignité du corps de la femme". Cette conception "ne permet pas qu'on puisse porter un enfant pendant neuf mois pour le compte d'un autre", a-t-il dit, ajoutant: "Je souhaite qu'on ne puisse pas passer de la PMA à la GPA subrepticement".

L.N. avec AFP