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Gilets jaunes: Griveaux appelle à "maintenir le cap" et assure que le gouvernement agit

Benjamin Griveaux - Image d'illustration

Benjamin Griveaux - Image d'illustration - Alain Jocard - AFP

"On souhaite faire sur-mesure en fonction des différentes régions" a-t-il assuré.

Interrogé sur l'antenne de BFMTV en marge du troisième weekend de mobilisation des gilets jaunes, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré que le gouvernement devait "maintenir le cap" tout en écoutant, et comprenant, les doléances des Français.

"Il y a les revendications sur le pouvoir d'achat, mais pas uniquement, il y a les difficultés du quotidien. On souhaite faire sur-mesure en fonction des différentes régions, pour lesquelles les réponses sont différentes" détaille-t-il.

Des dispositifs déjà existants

Le secrétaire d'État auprès du Premier ministre a également affirmé que le gouvernement souhaitait encadrer du mieux possible la transition énergétique:

"Nous entendons les doutes, et des choses sont faites. Le chèque énergie par exemple, les Français ne savent pas qu'ils y ont accès. Les gilets jaunes disent qu'il ne leur reste que dix euros en fin de mois, ce chèque est de 150 euros. L'an prochain, 2 millions de personnes ne l'auront pas demandé. Les dispositifs existent, il faut que les gens y aient accès."

Benjamin Griveaux a invité les manifestants à se rendre sur le site chequeenergie.gouv.fr afin de faire leur demande.

"Remettre l'argent au bon endroit"

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur le changement de méthode annoncé ce mardi par Emmanuel Macron. "On se rend dans les territoires pour dialoguer" assure-t-il.

"Les corps intermédiaires sont également consultés, les associations, les syndicats ont été reçus à Matignon. on essaie de remettre l'argent au bon endroit. Les concitoyens ne sont pas idiots, ils ont entendu qu'il n'y avait pas de solutions du jour au lendemain" martèle-t-il encore.

Il en a également profité pour égratigner Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qu'il accuse de "vouloir rejouer l'élection présidentielle." 

"On veut remettre de la confiance, qu'on puisse se reparler. Quelque chose ne tourne pas rond, nous souhaitons apaiser la situation" a-t-il conclu.
Hugo Septier