BFMTV

Gilets jaunes: sur les Champs-Elysées, Castaner en appelle à la sérénité

Le ministre de l'Intérieur a également assuré que sa responsabilité était de protéger les manifestants et les forces de police.

En marge du troisième acte de mobilisation des gilets jaunes de ce weekend, plusieurs centaines de manifestants étaient déjà réunis ce samedi en début de matinée sur les Champs-Elysées à Paris, et des premières tensions avec les forces de police ont été notées.

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a estimé que 1.500 perturbateurs se trouvaient "à l’extérieur du périmètre" et étaient "venus pour en découdre." A l'heure actuelle, 44 interpellations ont été effectuées. 

Il a également affirmé que "200 manifestants pacifiques" se trouvaient dans la zone prévue par les autorités. 

Plus tôt, dans la journée, le ministre de l'Intérieur s'était exprimé sur BFMTV à proximité de l'avenue du VIIIe arrondissement parisien et en avait appelé à la "sérénité".

"Le plus important est que ceux qui veulent manifester puissent manifester et empêcher ceux qui sont venus pour casser comme cela a été le cas la semaine dernière."

Toutefois, ce dernier a assuré que ce droit à la manifestation ne devait pas être "un empêchement aux commerçants de Paris de pouvoir exercer leur activité. On est dans une période sensible, les commerçants souffrent aussi, la situation commerciale n'est pas toujours florissante."

Eviter les armes par destination

Lors de son allocution, Christophe Castaner est également revenu sur le dispositif de sécurité et a assuré que chacun était libre de se présenter sur les Champs-Elysées:

"On demande juste à pouvoir fouiller les sacs pour éviter qu'il y ait des armes par destination. Ceux qui ne voudraient pas rentrer me font penser à ceux qui exigent puis refusent de négocier avec le Premier ministre. Dans une contestation il faut à un moment donner accepter le dialogue et quelques règles."

Il en a également profité pour envoyer un message de soutien aux policiers et gendarmes mobilisés pour la journée:

"Ces femmes, ces hommes sont mobilisés aujourd'hui pour protéger les manifestants. Ma responsabilité c'est également de protéger mes forces, il y a eu une nombre d'attaques contre eux qui est inadmissible. Je voulais être à leurs côtés car ces quinze derniers jours, ils ont souffert de devoir courir après des manifestations non déclarées. Savoir dire merci est toujours utile" a-t-il conclu.
Hugo Septier