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Gabriel Attal refuse de " tirer un trait entre immigration et terrorisme"

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 10 mars 2021 à Paris

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 10 mars 2021 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Interrogé par France Info, le porte-parole du gouvernement revient sur l'attaque qui coûté la vie d'une policière à Rambouillet. Il pointe la difficulté d'appréhender les "loups solitaires".

"Un type de terrorisme beaucoup plus difficile à appréhender". Sur France Info, Gabriel Attal défend l'action du gouvernement face aux attaques comme celle de Rambouillet dont l'auteur était inconnu des services de police et de renseignements.

"On a aujourd'hui à faire face à un phénomène de loups solitaires, c'est-à-dire des individus qui se radicalisent en peu de temps, sur les réseaux sociaux, qui passent à l'acte de façon isolée et qui étaient parfois en dehors de tout radar des services de renseignements", déplore le porte-parole du gouvernement.

Pour contrer cette menace, il souhaite un renforcement de l'arsenal judiciaire, pour "resserer les mailles du filet". À ce titre, un texte sera présenté mercredi en Conseil des ministres.

Pour autant, Gabriel Attal ne voit pas de lien entre le parcours du tueur, un homme de nationalité tunisienne arrivé en France en 2009 et régularisé en 2019, et son acte, donc l'enquête a été confiée au parquet national antiterroriste.

"C'est un fait que l'agresseur est issu de l'immigration, qu’il est entré dans notre pays clandestinement et qu’il a été régularisé, a-t-il déclaré. Mais ce que je refuserai toujours, c'est de tirer un trait entre immigration et terrorisme. Je refuserai toujours cette idée qui consiste à dresser les gens les uns contre les autres et attiser la haine des Français."

La réponse à Marine Le Pen

Gabriel Attal égratigne également Marine Le Pen qui, quelques minutes après l'attaque, percevait déjà des "motifs islamistes".

"Je suis sidéré par certaines interventions qu’on a entendues à peine deux heures après que l’attaque ait été commise, critique le porte-parole du gouvernement. Aller sur les plateaux, tweeter alors même qu'il y a encore une intervention en cours sur la scène de crime, que les familles aient été prévenues ou pas, aller se répandre dans les médias [...], je ne trouve pas ça décent."
Samuel Kahn