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Policière tuée à Rambouillet: l'assaillant, âgé de 37 ans, inconnu des services de police et de renseignement

Un homme a tué une policière au sein d'un commissariat des Yvelines à coups de couteau, ce vendredi après-midi, avant d'être lui-même abattu par des policiers.

Une policière a été tuée à l'arme blanche ce vendredi après-midi, vers 14 h 20, dans l'entrée du commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines. Selon les premiers éléments de l'enquête, c'est un homme qui a porté deux coups de couteau à la gorge de cette fonctionnaire administrative, âgée de 49 ans.

L'assaillant a succombé à ses blessures vendredi en début d'après-midi, après avoir été touché par les tirs des policiers qui avaient fait feu sur lui afin de le neutraliser.

· Un ressortissant tunisien de 37 ans

Selon nos informations, l'homme qui a agressé cette policière à l'arme blanche était âgé de 37 ans (né en octobre 1984) et de nationalité tunisienne, d'après les papiers d'identité qui ont été retrouvés dans la poche de ses vêtements. Il était arrivé en France de manière irrégulière en 2009, avant d'être régularisé en 2019. L'individu était donc en possession d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 25 décembre 2021.

Par ailleurs, il avait vécu dans le département du Val-de-Marne, avant de déménager récemment à Rambouillet.

· L'homme inconnu des services de police

Les premiers élèments de l'enquête révèlent que cet homme n'était connu ni des services de police, ni des services de renseignements. Il n'était ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroristec (FSPRT), et il était inconnu de la sous-direction anti-terroriste (SDAT).

· Des repérages des lieux effectués

Après le parquet des Yvelines (78), le parquet national antiterroriste (Pnat) a été saisi de l'enquête vendredi après-midi. Lors d'une conférence de presse à Rambouillet, le procureur de la République a précisé que la piste terroriste était désormais envisagée par les enquêteurs pour plusieurs raisons, dont "la réalisation des faits, la modalité du crime, et la personne de la victime". Mais le Pnat a aussi été saisi car le suspect avait procédé à "des éléments de repérage" avant de commettre son acte, et "des propos tenus au moment de la réalisation des faits".

· L'assaillant a crié "Allahou Akbar" pendant l'attaque

L''homme qui s'est attaqué à la fonctionnaire de police a crié "Allahou Akbar" au moment des faits ce vendredi, a-t-on appris de source policière. 

· Une vidéo faisant référence au jihad consultée

La dernière page internet consultée sur le smartphone de l'assaillant est une vidéo YouTube faisant référence au jihad, a appris BFM Paris ce vendredi. Par ailleurs, trois personnes de son entourage ont été placées en garde à vue dans la soirée vendredi, dont son père.

Le service police-justice de BFMTV, avec Jeanne Bulant