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Marion Maréchal-Le Pen sur le Doubs: le "ni-ni" est "un slogan tiède"

Marion Maréchal-Le Pen, mardi matin sur BFMTV et sur RMC.

Marion Maréchal-Le Pen, mardi matin sur BFMTV et sur RMC. - BFMTV

Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse, était mardi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invitée mardi matin sur BFMTV et sur RMC, Marion Maréchal-Le Pen est d'abord revenue sur la législative partielle dans le Doubs, qui verra s'affronter dimanche prochain une candidate FN et un candidat PS, après l'élimination de l'UMP dès le premier tour. "C'est un petit retour à la réalité", tranche la députée, "cela fait deux semaines qu'on essaie de faire rentrer François Hollande dans son costume de président de la République, (mais) ça craque un peu, au vu des annonces qui vont être faites dans les prochains jours dans sa conférence de presse".

Que penser des consignes de vote pour le second tour? "Que l'UMP appelle à voter ou non pour nous, ça ne changera strictement rien. (...) Les uns qui disent 'oui-oui', les autres 'oui-mais', personne ne s'y retrouve, donc leurs avis importent peu".

# Le "ni-ni", un "slogan tiède"

Interrogée sur le "ni-ni", Marion Maréchal-Le Pen juge que cette consigne de vote à l'UMP fait progresser le Front national. "C'est un slogan tiède, qui permet de dire que le FN est quand même toujours moins pire (sic) que le PS, à demi-mots".

La candidate du FN, Sophie Montel, avait relayé en 1996 des propos de Jean-Marie Le Pen sur l'inégalité des races. "Il n'y avait pas de quoi la poursuivre ni la condamner", commente Marion Maréchal-Le Pen, tout en désolidarisant des propos sur l'inégalité des races tenus par Jean-Marie Le Pen. Toutefois, juge-t-elle, "il y a un effet de substitution sur certaines parties du territoire, des Français de souche par une population nouvellement immigrée. (...) La concentration de populations d'origine immigrée sur des territoires ne participe pas de l'assimilation mais entraîne le communautarisme".

Pourquoi ne pas avoir applaudi le discours de Manuel Valls à l'Assemblée nationale? La députée FN juge François Hollande et le Premier ministre "indirectement" responsables des attentats du mois de janvier. "Il y a eu un risque pris sur le territoire français qui a malheureusement conduit à cette tuerie et à ces attentats parce que des choix politiques ont été faits", en "favorisant l'inassimilation de certains Français", en "laissant par la libre circulation des trafics d'armes entrer en France et armer ces terroristes".

# Clash au "Trombinoscope": "des regrets terribles"

Interrogée sur la remise du prix d'"élu local de l'année" à Steeve Briois, maire FN d'Hénin-Beaumont, par le jury du Trombinoscope, et au terme duquel Marion Maréchal-Le Pen a menacé le journaliste Gilles Leclerc, la députée FN exprime "des regrets terribles sur cette histoire".

"Le premier regret", commence Marion Maréchal-Le Pen, "c'est que le jury du Trombinoscope n'ait pas mis la vidéo de Gilles Leclerc sur son site internet, parce que les téléspectateurs auraient pu trouver ma réaction justifiée, au vu du mépris affiché dans ce discours (de Gilles Leclerc, déniant le titre de "récompense" à Steeve Briois, Ndlr). Le deuxième c'est de ne pas avoir fini ma phrase (adressée à Gilles Leclerc, Ndlr) 'ça va vous faire mal'. Ce que j'ai voulu dire c'est que ça vous ennuiera terriblement le jour où nous serons au pouvoir".

Mais "le regret principal, c'est quand même Gilles Leclerc, qui est quand même le patron d'une chaîne publique, Public Sénat, payée par nos impôts et regardée par 10 personnes, ou peut-être 15, et qui se permet de traiter de la sorte (Steeve Briois). Lui il ne s'est pas gêné pour mépriser un élu de la République qui je pense a un tout petit peu plus de légitimité que lui".

Marion Maréchal-Le Pen se réjouit elle aussi de l'élection d'Alexis Tsipras et du parti de gauche radicale Syriza en Grèce, car "c'est la démonstration que le clivage droite-gauche a cédé face à la question de la souveraineté européenne".

Alexandre Le Mer