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Législative partielle dans le Doubs: le FN et le PS au second tour

La candidate FN Sophie Montel à son arrivée au bureau de vote, le 1er février 2015.

La candidate FN Sophie Montel à son arrivée au bureau de vote, le 1er février 2015. - Sébastien Bozon - AFP

La candidate FN, Sophie Montel, a largement devancé son adversaire socialiste au premier tour de la législative partielle dans le Doubs. Le candidat UMP est éliminé dès le premier tour.

La législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, perçue comme un test avant les départementales de mars, donnera lieu à un duel entre le FN, largement en tête au 1er tour, et le PS, qualifié malgré une forte concurrence à gauche, a-t-on appris auprès des deux partis.

Selon des sources FN et PS, faisant état de tendances concordantes, le candidat UMP est éliminé dès le premier tour de ce scrutin, qui a peu mobilisé les électeurs appelés à désigner le successeur du socialiste Pierre Moscovici. Une heure avant la fermeture des bureaux de vote, la participation n'était en effet que de 34,45% dans cette circonscription, qui compte un peu plus de 67.000 inscrits, écartant la perspective d'une triangulaire au second tour.

L'UMP, qui pourtant pouvait compter sur le soutien de l'UDI et l'absence de concurrent MoDem, ne s'est pas qualifiée pour le second tour.

Le FN qualifié sans surprise

"Au vu des résultats que je reçois, il semblerait qu'il y ait une belle dynamique pour le FN", a confié à l'AFP la candidate du FN, Sophie Montel. "Nous allons vers un duel FN/PS au 2e tour", a-t-elle ajouté.

"C'est bon, notre candidat Frédéric Barbier est qualifié pour le second tour", a quant à lui annoncé peu avant 20H00 à l'AFP le député socialiste Christophe Borgel, spécialiste des élections au PS. Le candidat socialiste a été félicité sur Twitter par le Premier ministre Manuel Valls qui l'a qualifié de "candidat de tous les républicains".

Bravo à Frédéric Barbier pour sa qualification au 2nd tour dans le #Doubs. Il est désormais le candidat de tous les républicains. #circo2504
— Manuel Valls (@manuelvalls) 1 Février 2015

Si la présence du FN au second tour ne semblait pas faire de doute pour les observateurs, celle de la gauche au deuxième tour était "l'inconnue majeure du scrutin", selon Bernard Sananes, de l'institut de sondages CSA. Ce scrutin est perçu comme un test, après les attentats de Paris et avant les élections départementales de mars prochain. 

L'UMP face au choix

Le regain de popularité de l'exécutif après les attentats de janvier pouvait constituer un motif d'espoir pour le candidat socialiste Frédéric Barbier. Mais il pouvait aussi craindre un vote sanction sur ce territoire populaire frappé par le chômage. La 4e circonscription du Doubs, berceau de l'industrie automobile, compte 22% d'ouvriers contre 13,5% au niveau national.

"On parle de la succession de Moscovici", l'ancien ministre de l'Économie nommé commissaire européen, "qui a fait exploser les impôts en France", avait lancé le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez, lors d'une visite de soutien au candidat UMP Charles Demouge, un ancien enseignant de 69 ans. L'UMP va devoir désormais choisir si elle appelle ou non à voter en faveur du candidat PS, une décision qu'elle ne devrait pas prendre avant mardi, selon son porte-parole.

Frédéric Barbier, 54 ans, ancien cadre d'Électricité Réseau Distribution France (ERDF) faisait face à quatre autres candidats de gauche au premier tour (EELV, Front de gauche, LO, communiste), sur treize candidats au total.

A. D. avec AFP