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Assistants d'eurodéputés FN: le Parlement européen revoit son préjudice à la hausse

Une vue du Parlement européen à Strasbourg, le 5 février 2018. (Photo d'illustration)

Une vue du Parlement européen à Strasbourg, le 5 février 2018. (Photo d'illustration) - Frédérick Florin - AFP

Le montant du préjudice qu'aurait causé le Front national au Parlement européen a été revu à la hausse dans l'affaire des emplois présumés fictifs d'assistants d'eurodéputés.

Avant, le préjudice était évalué à cinq millions d'euros. Désormais, le Parlement européen estime que sept millions d'euros auraient été versés frauduleusement à des assistants de députés européens Front national, révèle le JDD ce dimanche.

Cette revalorisation de près de deux millions d'euros est notamment due à l'extension de la période étudiée. Dans le cadre de l'instruction ouverte pour "abus de confiance", "recel", "escroquerie en bande organisée", "travail dissimulé", "faux et usage de faux", les juges se penchent maintenant sur une période remontant à juillet 2009, contre avril 2012 auparavant, indique l'hebdomadaire.

17 eurodéputés FN dans le viseur

Le parti politique français a été mis en examen le 30 novembre dernier pour les chefs de "complicité" et "recel d'abus de confiance". Marine Le Pen avait elle été mise en examen le 30 juin pour "abus de confiance" et "complicité d'abus de confiance". En janvier 2017, elle avait déjà refusé de rembourser 300.000 euros au Parlement européen.

Le vice-président du Front national Louis Aliot a lui été mis en examen en décembre dernier pour "abus de confiance". 

Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés et une quarantaine d'assistants parlementaires sont visés dans l'affaire. Le FN est soupçonné d'avoir utilisé ces assistants pour des missions au sein du parti plutôt qu'au Parlement européen. 

A l'approche du congrès du Front national les 10 et 11 mars prochains à Lille, les affaires s'accumulent sur le dos de sa présidente. Marine Le Pen en est à deux mises en examen: outre l'affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires, elle est poursuivie depuis jeudi pour avoir relayé sur Twitter des photos d'exactions commises par Daesh. D'aucuns estiment que ces multiples dossiers pourraient la rendre inéligible à terme.

L.A.