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François Ruffin: "Jean-Luc Mélenchon m'encourage à ne pas fermer la porte de la présidentielle"

François Ruffin, à gauche, et Jean-Luc Mélenchon, à droite, le 5 février 2019 à l'Assemblée nationale à Paris.

François Ruffin, à gauche, et Jean-Luc Mélenchon, à droite, le 5 février 2019 à l'Assemblée nationale à Paris. - Bertrand Guay - AFP

Le député La France insoumise de la 1ère circonscription de la Somme assure toutefois "ne pas se voir, aujourd'hui, en homme d'Etat".

François Ruffin assure ne pas avoir d'ambitions présidentielles. "La semaine dernière, j'en étais à vouloir sortir de la vie politique, tellement je suis énervé par la réception de mon livre, alors la présidentielle!", confie-t-il ce vendredi dans un entretien au Figaro.

Le 20 février dernier, le député La France insoumise de la 1ère circonscription de la Somme publiait Ce pays que tu ne connais pas, "un livre de combat sur (ses) obscurités et celles d'Emmanuel Macron". "C'est un livre d'écrivain", promet-il, "pas d'une langue insipide, d'un élu qui calcule pour son avenir".

"Je ne me vois pas, aujourd'hui, en homme d'Etat"

Et quel avenir? "Je ne me vois pas, aujourd'hui, en homme d'État", répond François Ruffin au Figaro. "Je ne dis pas que cela n'arrivera pas", prévient-il, "mais je mesure le fossé". Le député se présente plutôt comme un "représentant du peuple" et, même s'il participe ardemment aux séances en Commission des Affaires économiques, dénonce le fonctionnement de l'Assemblée. 

Sa bagarre, il l'assure au quotidien, n'est "pas dans son camp mais (...) contre l'occupant de l'Elysée". Pas de querelles intestines donc, et surtout pas avec Jean-Luc Mélenchon, candidat malheureux à la dernière présidentielle. 

"Si un jour le drapeau est à terre et que c'est toi qui dois le relever, tu le feras"

"Ce qui s'écrit sur nous est souvent faux", tance François Ruffin, qui dit le voir presque chaque semaine pour parler de tout sauf de politique. Enfin presque: "Vous voulez que je vous dise? L'un de ceux qui m'encouragent à ne pas fermer la porte de la présidentielle, c'est justement Jean-Luc Mélenchon".

Et de poursuivre, toujours dans les colonnes du Figaro: "Il me dit: 'Si un jour le drapeau est à terre et que c'est toi qui dois le relever, tu le feras et tu le porteras, et puis c'est tout'."

L'image du drapeau, François Ruffin la reprend d'ailleurs quand il parle de la gauche et de son engagement pour cette dernière. "C'est un drapeau que je me refuse à laisser tomber", martèle-t-il. "Je comprends qu'il soit entaché, tellement l'ont sali, piétiné", concède le député, qui fait tout le même pas de son "attachement" à l'histoire de la gauche. 

Liv Audigane