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François Fillon ne participera pas au débat sur la laïcité

François Fillon à l'Assemblée. Le Premier ministre ne participera pas au débat de l'UMP sur la laïcité, objet d'une passe d'armes entre lui et le patron du parti Jean-François Copé. Matignon affirme que cela était prévu. /Photo prise le 22 mars 2011/REUTE

François Fillon à l'Assemblée. Le Premier ministre ne participera pas au débat de l'UMP sur la laïcité, objet d'une passe d'armes entre lui et le patron du parti Jean-François Copé. Matignon affirme que cela était prévu. /Photo prise le 22 mars 2011/REUTE - -

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre François Fillon ne participera pas le 5 avril à la convention organisée par l'UMP sur la laïcité, a indiqué...

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre François Fillon ne participera pas le 5 avril à la convention organisée par l'UMP sur la laïcité, a indiqué mercredi Matignon, en précisant que cette décision avait été prise de longue date en accord avec Nicolas Sarkozy.

"Il a été acté depuis longtemps avec le président de la République qu'il n'irait pas," dit-on à Matignon, confirmant une information donnée par le site internet du Figaro (www.lefigaro.fr).

"Ce n'est pas le lieu pour exprimer la position du gouvernement", ajoute-t-on dans l'entourage du Premier ministre.

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé avait pourtant invité le Premier ministre à ce débat, souligne le site du Figaro.

François Fillon et Jean-François Copé avaient signé officiellement la paix, mardi, après les tensions provoquées par les critiques du secrétaire général de l'UMP envers le Premier ministre.

Le "patron" du parti majoritaire avait reproché au chef du gouvernement de "ne pas jouer collectif" en prenant ses distances avec le débat sur la laïcité.

Dans une interview au Figaro, à paraître jeudi, Jean-François Copé défend à nouveau l'organisation de ce débat controversé, et qui suscite l'opposition des représentants des six grandes religions.

"Quand nous aurons fait ce débat le 5 avril, nous en aurons fini avec l'hystérie du débat sur le débat pour aboutir enfin aux vraies réponses", dit-il.

"Ce débat ne suscitera pas de confusion. 'Ma lettre à un ami musulman' publiée hier matin dans L'Express, est la réponse la plus sincère à la crainte d'une éventuelle dérive", ajoute-t-il.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal