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François Fillon annonce une "réflexion" sur la dépendance

François Fillon a promis l'ouverture prochaine du chantier de la dépendance des personnes âgées sans toutefois confirmer le calendrier de cette réforme que Nicolas Sarkozy souhaitait voir aboutir en 2011. /Photo d'archives/REUTERS/Miro Kuzmanovic

François Fillon a promis l'ouverture prochaine du chantier de la dépendance des personnes âgées sans toutefois confirmer le calendrier de cette réforme que Nicolas Sarkozy souhaitait voir aboutir en 2011. /Photo d'archives/REUTERS/Miro Kuzmanovic - -

PARIS (Reuters) - François Fillon a annoncé mardi l'ouverture prochaine du chantier de la dépendance des personnes âgées sans toutefois confirmer le...

PARIS (Reuters) - François Fillon a annoncé mardi l'ouverture prochaine du chantier de la dépendance des personnes âgées sans toutefois confirmer le calendrier de cette réforme que Nicolas Sarkozy souhaitait voir aboutir en 2011.

Le Premier ministre, reconduit dimanche dernier, a dévoilé les priorités de son "gouvernement de combat" lors de la séance de questions au gouvernement de l'Assemblée nationale.

"Nous allons, et ce sera la responsabilité de Mme Roselyne Bachelot, ouvrir ce grand chantier de la dépendance, c'est-à-dire du financement et des moyens d'assurer une fin de vie décente à l'ensemble de nos concitoyens", a-t-il dit.

"J'ajoute que, même si ce n'est pas l'objectif principal de cette réflexion sur la dépendance, ce sera l'occasion d'apporter une réponse concrète aux problèmes de financement de nos départements qui rencontrent des difficultés sérieuses."

Selon Le Figaro, Nicolas Sarkozy devait annoncer lors de son intervention télévisée de mardi soir le lancement d'un "vaste débat national" sur la dépendance, information corroborée par le terme "réflexion" employé par François Fillon, en remettant toute décision sur le financement à l'après-présidentielle.

L'Elysée s'est refusé à tout commentaire, indiquant que le chef de l'Etat aborderait la question dans son intervention.

PROMESSE DE CAMPAGNE

La création d'un "cinquième risque" pris en charge par la Sécurité sociale est un engagement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui déclarait encore l'été dernier qu'il s'attaquerait au problème après la réforme des retraites et qu'il serait "résolu dans l'année 2011".

François Fillon indiquait en juin que la réforme serait votée avant la fin de l'année pour être opérationnelle en 2011.

Dans un rapport publié en juin, la député UMP Valérie Rosso-Debord a chiffré à plus de 22 milliards d'euros les dépenses publiques pour la dépendance en 2009, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) versée à 1,1 million de personnes de plus de 60 ans représentant un quart du total.

Le coût de la dépendance a été chiffré à 1.800 euros par mois en moyenne pour une personne à domicile et 2.300 euros en établissement, à comparer avec des retraites inférieures à 1.000 euros pour plus de la moitié des personnes âgées.

Ces dépenses sont appelées à augmenter avec le vieillissement de la population.

L'Etat étant dans l'incapacité de faire face à de telles dépenses qui augmenteront mécaniquement année après année, la député préconisait dans son rapport la baisse du nombre de bénéficiaires de l'APA ou des solutions équivalant à une hausse des prélèvements difficile à envisager en période électorale : la souscription obligatoire d'une assurance dépendance à partir de 50 ans et le relèvement de la CSG des retraités.

Yann Le Guernigou, avec Clément Guillou, édité par Yves Clarisse