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François Bayrou, invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi à 8h35 sur RMC et BFMTV

Le président du Modem, François Bayrou.

Le président du Modem, François Bayrou. - -

Jean-Jacques Bourdin reçoit François Bayrou ce mercredi à 8h35 sur RMC et BFMTV. Modéré, apôtre de l'union nationale, chantre de la rigueur budgétaire... le président du Modem se veut un homme politique sérieux. Et ambitieux. Ne se verrait-il pas à Matignon ?

Jean-Jacques Bourdin reçoit François Bayrou ce mercredi à 8h35 sur RMC et BFMTV. Ces derniers temps, on croise le président du Modem près de l'Assemblée nationale, marcheur au sourire en coin. « Les événements me donnent raison », ne cesse de répéter François Bayrou, à la fois chantre historique du gouvernement d'union nationale, adepte de la moralisation de la vie politique et lanceur d'alerte sur la dette.

Bayrou 1er ministre ?

Fin avril, un sondage IFOP JDD indiquait que 78 % des Français étaient pour ce type d'union nationale et que 47 % d'entre eux pensaient que François Bayrou pourrait en être la figure de proue. Pourquoi François Hollande nommerait-il François Bayrou à Matignon ? Parce que le leader du MoDem est « libéré des contingences partisanes, il peut à la fois tenir le rôle de technicien et celui de figure morale », assure un proche du Béarnais. François Bayrou qui plaide pour un « accord d’unité nationale », limité dans le temps, entre « les réformistes républicains des deux rives » afin de redresser le pays. « La confiance », poursuit-il, « sera plus grande si les réformes sont soutenues au-delà des frontières des camps politiques ».

Gare à la dette !

Plus que jamais, il est le chantre de la rigueur budgétaire. Il a lancé une « alerte rouge » au président de la république, lundi 15 avril, dans une tribune au Monde. Il y mettait en garde François Hollande contre tout changement de cap et toute remise en cause de la politique de sérieux budgétaire. Pas question non plus pour l'ancien candidat à la présidentielle de prendre l’Allemagne comme bouc émissaire. « Contrairement à ce que voudrait nous faire croire le PS, ce n'est pas l'Europe, encore moins l'Allemagne, qui nous oblige à être sérieux et réformateurs ! C'est la situation même de la France », explique François Bayrou.

Philippe Gril