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Fourgon de CRS attaqué à Lyon: Nunez compare des gilets jaunes à "des hordes de sauvages"

Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, dans BFM Politique, le 17 février 2019

Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, dans BFM Politique, le 17 février 2019 - BFMTV

Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a fortement critiqué sur BFM Politique les manifestants filmés en train d'attaquer un fourgon de CRS pris à partie à Lyon, les caractérisant de "hordes de sauvages" face à des policiers d'un "calme absolu".

"Des hordes de sauvages qui veulent s'en prendre à nos institutions." Laurent Nunez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a durement réagi ce dimanche sur le plateau de BFM Politique à la vidéo de l'agression de deux policiers, dans un véhicule, tentant de fuir alors qu'ils sont la cible de multiples jets de projectiles à Lyon, ce samedi, lors d'une manifestation de gilets jaunes.

"Ce qu'on voit ici sur ce film (...) c'est emblématique du mouvement, des hordes de sauvages qui veulent s'en prendre à nos institutions, qui veulent s'en prendre aux policiers", déclare alors le secrétaire d'État.

Pour lui, les manifestations des gilets jaunes sont "émaillées de violences" depuis la première mobilisation, celle du 17 novembre. Laurent Nunez évoque d'autres débordements des manifestants selon lui: des "nuits d'actions commando" ou "des exactions commises contres des permanences parlementaires, tout ça est très grave".

"La violence elle n'est que d'un seul côté"

Dans son discours le secrétaire d'État oppose clairement les "hordes de sauvages" - expression qu'il répète à plusieurs reprises - à la réaction des policiers. Il prend pour preuve la vidéo diffusée en début d'émission, dans laquelle les deux agents semblent effrayés, mais où on entend l'un qui calme la situation: "Vas-y avance, c'est pas grave", répète-t-il à sa collègue, flegmatique. Laurent Nunez le félicite d'ailleurs pour son "calme absolu".

Pour le secrétaire d'État, ces deux policiers sont à l'image du "sang-froid, du courage et de la détermination" des forces de l'ordre au cours de la crise qui s'exprime tous les samedis dans la rue. A ce titre, Laurent Nunez "réfute totalement" que les violences dans les manifestations viennent des deux côtés (manifestants comme forces de l'ordre, NDLR):

"La violence elle vient des manifestants, des casseurs, des ultras qui infiltrent ce mouvement, et des gilets jaunes radicalisés qui n'existent plus que par la violence", conclut-il.
Salomé Vincendon