BFMTV

52% des Français estiment que les gilets jaunes doivent cesser leur mouvement

Le soutien des Français au mouvement des gilets jaunes est en train de faiblir, selon un sondage publié ce dimanche.

Une majorité de Français (52%, +15 points) estime que les gilets jaunes "doivent maintenant cesser leur mouvement et leurs actions, selon un sondage Ifop pour le JDD publié ce dimanche. Ils étaient 37% à penser la même chose un mois plus tôt. À l'inverse, 38% estiment que les gilets jaunes doivent continuer leur mouvement et leurs actions (-14). 10% d'entre eux ne se prononcent pas.

Ceux qui souhaitent le plus que le mouvement continue sont les sympathisants de La France insoumise (69%) et ceux du Rassemblement national (72%). Ils sont aussi majoritaires chez les ouvriers, avec 62%. Au total, 50% des Français disent soutenir ou avoir de la sympathie pour le mouvement des gilets jaunes, mais seulement 11% se disent eux-mêmes gilets jaunes. 

Les Français de plus en plus opposés au mouvement

Ceux qui soutiennent le mouvement passent de 29 à 24%, et ceux qui disent avoir de la sympathie pour lui restent à 26%. Au-delà de ces chiffres, le sondage nous apprend que les Français qui se disent opposés à ce mouvement augmentent d'un point et ceux qui y sont hostiles de 4 points.

À la question "vous-même, diriez vous que vous êtes gilet jaune", ceux qui se définissent comme tels tombent à 11% (-5 points), tandis que ceux qui ne se sentent pas gilets jaunes passent à 44% (+4 points). Enfin, 45% disent ne pas être gilets jaunes mais soutenir l'action de ce mouvement.

Mercredi, un sondage de l'institut Elabe pour BFMTV révélait déjà que 56% des Français voulaient que les gilets jaunes arrêtent de manifester. Une tendance confirmée ce dimanche avec cette nouvelle étude.

Le sondage Ifop pour le JDD a été réalisé en ligne du 13 au 14 février auprès d'un échantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur est de 1,4 à 3,1%.

Valentine Arama avec AFP