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Finkielkraut: "je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme employé par Valls"

Alain Finkielkraut mardi sur BFMTV.

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Invité de BFMTV et RMC mardi matin, l'essayiste Alain Finkielkraut condamne les termes employés par Manuel Valls après la double fusillade de Copenhague. "Je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme: l'antifascisme nous sert d'unique boussole parce que c'est le grand traumatisme de l'Europe occidentale. Le fascisme est un nationalisme exacerbé, or l'islamisme prospère sur l'effondrement du nationalisme arabe", explique Alain Finkielkraut.

"L'emploi de ce terme révèle notre difficulté à appréhender l'extériorité et la nouveauté du phénomène." "Ce qu'il faut combattre, c'est l'islam radical, il ne faut rien lui céder", ajoute-t-il.

L'intellectuel fustige également l'emploi du terme "apartheid", employé par le Premier ministre après les attentats de Charlie Hebdo. "En disant cela, il assoit une République debout sur le banc des accusés. C'est elle qui se trouve coupable du mal qu'on lui fait. Il ne devrait pas céder à l'emploi de tels mots", estime-t-il.

A. K.