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Ferrand propose de créer un "délit d'incitation à la récupération politique" en réponse à Wauquiez

Richard Ferrand a ironisé ce jeudi quant à la proposition de Laurent Wauquiez de créer "un délit d'incitation à la haine publique".

Richard Ferrand a ironisé ce jeudi quant à la proposition de Laurent Wauquiez de créer "un délit d'incitation à la haine publique". - AFP

Richard Ferrand s'est moqué ce jeudi de la proposition de Laurent Wauquiez de créer "un délit d'incitation à la haine de la République". Il a estimé que ce délit serait extrêmement dur à qualifier et n'assurerait pas plus de sécurité aux Français.

Le patron des députés LREM, Richard Ferrand, a ironisé ce jeudi sur la proposition de Laurent Wauquiez (LR) de créer un "délit d'incitation à la haine de la République", estimant qu'il pourrait aussi "créer un délit d'incitation à la récupération politique".

"Un peu de décence" 

"Ce n'est pas digne (...) Un peu de décence", a-t-il lancé à l'adresse du président des Républicains lors de l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP.

Dénonçant la "naïveté" d'Emmanuel Macron dans la lutte contre le terrorisme islamiste après les attentats de l'Aude, Laurent Wauquiez avait notamment proposé de "créer un délit d'incitation à la haine de la République".

L'honneur d'un homme "recouvert de boue"

Le chef de file des députés La République en marche s'est dit "choqué" des propos de Laurent Wauquiez, reprochant à ce dernier de "recouvrir de boue politicienne l'honneur d'un homme (le colonel Arnaud Beltrame, NDLR) qui s'est sacrifié" et de "se mettre en valeur".

Richard Ferrand a par ailleurs raillé l'appel de Laurent Wauquiez à renforcer les outils législatifs contre le terrorisme, dénonçant les dérives de l'"incontinence législative". "S'il suffisait de faire une loi pour régler un problème, ça se saurait", s'est-il exclamé.

Un délit d'incitation à la haine de la République serait "extrêmement dur à qualifier", selon le député du Finistère, et ne garantirait pas "plus de sécurité" aux Français. Il a évoqué la nécessité de mettre en place des "dispositifs concrets". "La réponse à tout cela ce n'est pas que la réponse policière, c'est aussi la réponse éducative et culturelle", a-t-il jugé.

M. F. avec AFP