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Pour Mélenchon, Valls est le "grand réprimeur"

Le président du Front de gauche a qualifié ce mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de "grand réprimeur".

Le président du Front de gauche a qualifié ce mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de "grand réprimeur". - -

Le "grand réprimeur", c'est par ces termes que Jean-Luc Mélenchon a qualifié Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a accusé mardi Manuel Valls d'avoir adopté la figure du "grand réprimeur".

"Une figure classique" à "l'ultra droite du PS"

Interrogé par RTL sur le scepticisme exprimé par le ministre de l'Intérieur quant au projet d'amnistie sociale voulu par le Front de Gauche et voté au Sénat, Jean-Luc Mélenchon a répondu ne pas en être surpris : "il a opté pour être la figure qui incarne l'ultra droite du PS", "la figure classique du grand réprimeur, ça fait partie du rôle, c'est son idée à lui de ce qu'est un ministre de l'Intérieur".

Relancé sur d'éventuels risques d'encouragement à la violence sociale, l'eurodéputé Front de gauche a tranché: "les réactionnaires ont toujours l'idée que les travailleurs sont des bêtes furieuses qu'il faut contenir, mâter, domestiquer". Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est dit lundi "sceptique sur le principe de l'amnistie" sociale, assurant qu'il croyait surtout aux "exigences du dialogue social".

Hollande? Pas mieux, pour Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche qui s'apprête à aller manifester contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi, a assuré que les opposants à ce texte "dangereux, régressif, antisocial", représentent bien plus que la moitié "des travailleurs".

Il a critiqué avec vigueur les dispositions de ce texte, y compris la taxation des emplois courts, en relevant que l'intérim notamment n'est pas impliqué par cette mesure. "Le patronat a signé des deux mains cette partie de l'accord et avec le sourire, et en disant qu'au total cela lui rapportait 45 milliards. Croyez-vous qu'une mesure qui est censée bénéficier aux ouvriers rapporte 45 milliards aux grands patrons ? Non, bien sûr".

Le volet compétitivité "reprend en le durcissant ce qu'avait prévu Nicolas Sarkozy", a assuré l'ancien candidat à l'Elysée. Il fait sauter "une ultime digue" de protection des salariés en les obligeant à accepter des accords modifiant le contrat de travail et ouvre des licenciements "pour motif personnel."

David Namias avec AFP