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Meurtre de Nemtsov: Poutine, "victime politique N°1" pour Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, le 9 janvier 2015.

Jean-Luc Mélenchon, le 9 janvier 2015. - Patrick Kovarik - AFP

"A qui profite le crime?", interroge Jean-Luc Mélenchon sur son blog après l'assassinat le week-end dernier de l'opposant russe Boris Nemtsov.  "Certainement pas à Vladimir Poutine", explique le leader du Parti de gauche, estimant que le président russe "a été aussitôt traîné dans la boue". 

Il vole au secours d'un président russe "traîné dans la boue". Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche (PG) a dénoncé mercredi la "propagande anti-russe à partir du meurtre de Boris Nemtsov" et pris la défense du président russe Vladimir Poutine, "victime politique numéro un de cette histoire", selon lui.

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon critique "la propagande anti-russe à partir du meurtre de monsieur Boris Nemtsov, Place rouge à Moscou, la veille d'une manifestation d'une fraction de l'opposition plus que discutable".

"Piège à naïfs"

"Le malheureux a été assassiné Place Rouge devant le Kremlin, la veille de la manifestation à laquelle il avait appelé en compagnie d'une autre grande figure de l'opposition, le raciste et antisémite Alexeï Navalny", écrit-il.

"L'apologie de Nemtsov, illustrissime inconnu avant son meurtre, fonctionne comme un piège à naïfs pour créer une ambiance de 'Sadamisation' contre Poutine", estime Jean-Luc Mélenchon.

Poutine, "victime politique numéro un"

"La victime politique numéro un de cette histoire, c'est Vladimir Poutine. Comment peut-on imaginer qu'il irait assassiner un opposant devant sa maison?", avait déjà déclaré mardi Jean-Luc Mélenchon lors de l'émission Preuves par 3 Public Sénat/AFP/Dailymotion.

"Il a été aussitôt traîné dans la boue par toute la presse 'libre, éthique et indépendante' du monde entier, dénonciatrice ardente sur ordre des armes de destruction massive de Saddam Hussein, de l'Iran et de tous les autres articles de propagande pré-mâchée des USA", précise sur son blog l'ancien candidat Front de gauche à la présidentielle.

"Indignations très sélectives"

"A qui profite le crime? Certainement pas à Vladimir Poutine: cet assassinat arrive pour lui au plus mauvais moment sur le plan international et au plus mauvais endroit : devant chez lui, au Kremlin. Boris Nemtsov n'était pas une menace pour Poutine compte tenu de sa marginalisation intérieure", selon Jean-Luc Mélenchon.

"Les indignations sont très sélectives", avait souligné mardi Jean-Luc Mélenchon rappelant le cas du blogueur Raef Badaoui condamné à 1.000 coups de fouet en Arabie Saoudite. "Là, M. Obama ne téléphone pas, M. Hollande non plus... motus et bouche cousue".

V.R. avec AFP