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Mélenchon aux "frondeurs": "avec moi vous pouvez encore changer le pays"

Invité de RMC ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon a appelé les "frondeurs" du Parti socialiste à le rejoindre. "Aidez-moi, c'est le moment!", a lancé le leader du Parti de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche, a lancé un appel vendredi aux "frondeurs" qui ont fait environ 30% lors du vote des motions du parti socialiste "à changer le pays" en le rejoignant. "Je dis (aux frondeurs) avec 30% vous ne changerez pas le PS, mais avec moi vous pouvez encore changer le pays", a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur RMC.

"Vous avez essayé, vous l'avez fait loyalement et ça ne donne rien. Vous n'allez pas passer les deux prochaines années à pinailler sur des virgules ou des adjectifs avec quelqu'un qui est très habile et qui a ouvert un chemin politique", a-t-il ajouté en s'adressant aux "frondeurs". "Il y a la naissance d'un nouveau personnage sur la scène politique en France, c'est Jean-Christophe Cambadélis. Ne le prenez pas pour un second rôle. C'est un homme extrêmement habile", a-t-il dit. 

Selon Jean-Luc Mélenchon, le premier secrétaire du PS "est obligé de soutenir Valls. Sa motion c'est 'Valls a raison, Hollande a raison'. Ils vont amuser les gens avec 'est-ce qu'il y aura une primaire ou pas' et il n'y aura pas de primaire".

Les frondeurs appelés à le rejoindre

Jean-Luc Mélenchon qui a appelé les frondeurs à le rejoindre a cependant tempéré "ce serait parfait mais ils ne le feront pas". "Mais ils pourraient au moins constituer un groupe parlementaire qui dans le débat parlementaire interviendrait d'une manière cohérente", a-t-il ajouté.

"Ne restez pas les deux pieds dans le même soulier à tourner en rond dans la même maison en cultivant les aigreurs, le mal vivre, pendant des mois", a-t-il lancé aux "frondeurs".

"Nous nous sommes petits mais vaillants. Qu'est-ce que ça vous coûte de m'aider ? La différence est moins grande entre vous et moi qu'entre vous et Valls et Hollande. (...) Aidez-moi, c'est le moment !", a-t-il dit.

Martine Aubry lui répond

"Je dis à M. Mélenchon que ceux qui sont en train d’avoir les pieds dans la glaise, et les mains au travail, c’est le président de la République et le gouvernement. Ce qu’attendent les gens, ce n’est pas des critiques extérieures c'est d'être à l'intérieur pour pouvoir faire bouger les choses, a réagi Martine Aubry".

La signataire de la motion A qui a emporté le scrutin de jeudi a ajouté une pique à l'endroit de son ancien camarade: "Les déçus de Mélenchon peuvent nous rejoindre, c'est peut-être déjà fait pour certains d'entre eux".

la rédaction avec AFP