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Après une nouvelle polémique avec le Crif, Mélenchon se dit victime d'un "infâme bashing"

Jean-Luc Mélenchon à sa sortie d'un entretien avec le président Emmanuel Macron à l'Elysée, le 21 novembre 2017

Jean-Luc Mélenchon à sa sortie d'un entretien avec le président Emmanuel Macron à l'Elysée, le 21 novembre 2017 - LUDOVIC MARIN / AFP

Dans un message publié sur son blog vendredi, le leader de La France insoumise exprimait sa volonté de ne pas se soumettre aux lobbies communautaires.

S'exprimant sur le Brexit, Jean-Luc Mélenchon dénonçait sur son blog vendredi l'attitude du leader travailliste britannique Jeremy Corbyn, accusé pendant la campagne de manque de fermeté face à l'antisémitisme au sein de sa formation. Il lui reprochait sa faiblesse face à "une poignée de députés blairistes" et "aux divers réseaux d'influence" du parti de Benjamin Netanyahou.

En assurant qu'il refuserait quant à lui toute "génuflexion devant les ukases arrogante des communautaristes du Crif", le Conseil représentatif des institutions juives de France, le leader de La France insoumise s'est attiré les foudres de nombreux responsables politiques français. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a par exemple déploré "le complotisme et la haine" du député des Bouches-du-Rhône, tandis que Francis Kalifat, président du Crif, a mis en cause "une rhétorique vichyste du complot juif".

Il dénonce "les effluves" de l'"égout médiatique"

De quoi alimenter la colère de Jean-Luc Mélenchon qui a de nouveau repris sa plume ce dimanche pour dénoncer "l'infâme bashing" dont il se dit victime.

"A chaque occasion, un mot toujours extrait de son contexte sert de point de départ à de pures affabulations. Sans recul, sans objectivité, l’égout médiatique crache ses effluves sans gêne ni retenue", regrette le leader de La France insoumise.

"Contre toute raison et toute honnêteté, une semaine je suis peint en islamiste, la semaine d’après en lepéniste, celle suivante en antisémite et chaque fois c’est le même mécanisme des reprises et des commentaires sans fondement", poursuit Jean-Luc Mélenchon qui appelle ses supporters à "ne pas faire comme les journalistes". "Vérifiez d’abord", conclut-il.

Jean-Luc Mélenchon a également retweeté sur son compte un message de l'eurodéputé insoumis Manuel Bompard, dans lequel ce dernier qualifie Francis Kalifat d'"adversaire politique usurpateur d'une identité qui ne vous appartient pas", l'accusant de représenter le "sectarisme communautaire".

Mélanie Rostagnat