BFMTV

2017: Mélenchon prône "le retour du pouvoir du peuple"

Jean-Luc Mélenchon a exposé les principaux points de son programme devant "Le Grand jury"

Jean-Luc Mélenchon a exposé les principaux points de son programme devant "Le Grand jury" - RTL

Assemblée constituante, référendum révocatoire, lutte contre l'oligarchie... Jean-Luc Mélenchon a exposé ce dimanche, les principaux axes de son programme de candidat à l'élection présidentielle.

Pour permettre le "retour du pouvoir du peuple sur ses affaires", Jean-Luc Mélenchon veut convoquer une Assemblée constituante. Invité de l'émission Le Grand Jury (RTL/Le Figaro/LCI), le candidat de "La France insoumise" à l'élection présidentielle a détaillé ce dimanche sa "stratégie révolutionnaire, pacifiste et démocratique". 

"Les révolutions, en général, ne surgissent pas à la commande, mais elles sont le résultat de grandes tensions que la société a été incapable d'évacuer par des méthodes pacifiques et démocratiques, comme c'est le cas aujourd'hui", a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

Loin de vouloir une révolution violente, il estime que "le bouchon est là, et à un moment donné, la superstructure explose et les choses se mettent en place", a-t-il développé, estimant que les révolutions violentes "sont toujours des échecs". 

Il veut encourager par son programme "la lutte à fond contre la violence que représentent 530 morts au travail par an ou le suicide tous les 2 jours d'un paysan".

La pensée "réaliste" du candidat

Défendant une pensée "réaliste", il a détaillé une des mesures phares de son programme:

"La convocation d'une assemblée constituante qui permette au peuple de définir lui-même quelles seront les règles du jeu", une assemblée "de députés élus par le peuple" mais dont "aucun membre ne devra avoir siégé dans une assemblée précédemment". 

Jean-Luc Mélenchon aimerait voir le droit à l'avortement et celui à mourir dans la dignité inscrits dans la Constitution. Il a également prôné un "référendum révocatoire" utilisable contre les élus.

L'oligarchie, "le vrai problème"

Il a réfuté défendre "le peuple contre l'élite", préférant "le peuple contre l'oligarchie, parce que c'est ça le vrai problème". 

"L'oligarchie, c'est pas pareil, c'est la caste, les parasites, les bons à rien, qui sont là, qui occupent les postes, qui vous font la leçon (...) Il n'y a pas que les énarques, il y a les cupides: ceux qui ont ruiné Alstom, détruit l'industrie française, ceux qui ont abaissé notre patrie, ceux qui ont été incapables de négocier avec le gouvernement allemand parce qu'ils en ont peur", a-t-il lancé. 

M.L. avec AFP