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Violences à Dijon: Marine Le Pen dénonce "un séparatisme républicain affiché" 

Après plusieurs jours d'affrontements entre communautés dans la préfecture de Bourgogne, la présidente du RN accuse le gouvernement de laxisme.

En déplacement ce mardi à Dijon au terme d'une semaine de violents affrontements entre membres de la communauté tchétchène et habitants du quartier des Grésilles, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a pris la parole.

"L’humiliation de tout un peuple"

Pour la finaliste de la dernière élection présidentielle, ces scènes de violence urbaine sont le symbole d'un "séparatisme républicain affiché." Elle en a également profité pour tacler le gouvernement actuel, qui selon elle ne réagit pas de manière assez forte face à la crise actuelle. 

"Derrière ce chaos sécuritaire il y a l’humiliation de tout un peuple français, dont le pays est sali par des scènes d’une ultraviolence assumée, par la violation ostensible de nos lois, et un gouvernement de somnambules, qui sombre dans le mutisme et l’inertie", explique-t-elle.

Lors de sa prise de parole, Marine Le Pen s'en est également prise à la classe politique dans son ensemble, évoquant "une classe politique, de droite et de gauche, qui se trouve aux prises avec la réalité monstrueuse dans laquelle trente ans d’errements idéologiques ont entraîné la France", a-t-elle poursuivi.

Lundi soir, le ministère de l'Intérieur avait annoncé l'envoi de 150 officiers supplémentaires ainsi que d'une équipe du Raid, par mesure de prévention. La nuit passée, quatre personnes ont été interpellées.

Jules Pecnard