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Pour Philippot, la France n'était pas "complice de l'occupant"

Florian Philippot a réagi aux propos de Manuel Valls (photo d'illustration)

Florian Philippot a réagi aux propos de Manuel Valls (photo d'illustration) - -

Florian Philippot, vice-président du FN, accuse Manuel Valls et les responsables politiques d'"entretenir la haine de la France. Le Premier ministre a estimé dimanche que la complicité de la France avec l'occupant nazi restait "une cicatrice béante"

Florian Philippot, vice-président du Front National, a accusé lundi les responsables politiques d'"entretenir la haine de la France" après le discours du Premier ministre, Manuel Valls, lors de la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv'.

"L'honneur d'une nation, sa grandeur, c'est de reconnaître ce qui, un jour, à fait son déshonneur. Le déshonneur de la France, ce lieu en porte la cicatrice béante, c'est d'avoir été complice de l'occupant en envoyant vers une mort certaine des femmes, des hommes, des enfants parce qu'ils étaient juifs", a notamment déclaré Manuel Valls, dimanche, lors de son discours.

"Ca veut dire quoi l'expression "complice de l'occupant"? C'est un non-sens total", a réagi Florian Philippot sur France 2.

"La France c'était à Londres et il y avait un pays occupé, non pas complice de l'occupant mais victime de l'occupant", a estimé le vice-président du FN qui accuse Manuel Valls et les responsables politiques d'"entretenir la haine de la France, la repentance à un degré maximal, ce qu'avaient refusé les présidents de la République jusqu'à François Mitterrand inclus."

"Bien sûr qu'il y a eu des dérives"

"La France c'était à Londres et il y avait un pays occupé, non pas complice de l'occupant mais victime de l'occupant", a estimé le vice-président du FN qui accuse Manuel Valls et les responsables politiques d'"entretenir la haine de la France, la repentance à un degré maximal, ce qu'avaient refusé les présidents de la République jusqu'à François Mitterrand inclus."

"C'est faire fi des circonstances qui étaient tout à fait exceptionnelles et oublier le fait que la France est le pays qui a sauvé le plus de Juifs en Europe. Bien sûr qu'il y a eu des dérives, qu'il y a eu collaboration, tout le monde le sait. Mais il y a aussi eu des actes héroïques et des actes de résistance, sûrement plus qu'ailleurs en Europe et dans le monde et ça, on ne le dit plus jamais", a affirmé Florian Philippot.

"C'est à qui tapera le plus sur la France, son histoire, sa dignité, son honneur, je trouve cela lamentable de la part des responsables politiques français", a-t-il conclu.

S. C. avec AFP