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Manuel Valls: "S'en prendre à un juif, c'est s'attaquer à la France"

Manuel Valls, le 20 juillet 2014.

Manuel Valls, le 20 juillet 2014. - -

Le Premier ministre a rendu un hommage aux victimes de la rafle dite du Vel' d'Hiv', perpétrée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi rendu un hommage appuyé au président Chirac, avant d'évoquer les violences lors de la manifestation pro-Palestine interdite, ce samedi à Paris.

"Le déshonneur de la France, c'est d'avoir été complice de l'occupant, d'avoir envoyé des hommes, des femmes et des enfants vers la mort parce qu'ils étaient juifs", a déploré Manuel Valls, rendant hommage dimanche aux victimes de la rafle du Vel' d'Hiv', pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Premier ministre a aussi rendu un hommage appuyé au président Jacques Chirac qui le premier à dénoncé de manière claire et explicite, au plus haut sommet de l'Etat, la collaboration française avec le régime nazi.

Manuel Valls a dénoncé les "plaisanteries infâmes" faites sur la Shoah. "Insulter les morts, insulter les survivants, c'est insulter la France", a-t-il martelé. Il a aussi condamné "un antisémitisme qui cache sa haine du juif derrière un antisionisme de façade et une haine d'Israël". "S'en prendre à un juif c'est s'attaquer à la France", a-t-il continué.

"Des débordements inacceptables" lors de la manifesttation en soutien à Gaza

Les "débordements inacceptables" qui ont eu lieu à Paris samedi lors d'une manifestation propalestinienne "justifient d'autant plus" son interdiction préalable par les autorités, a estimé dimanche le Premier ministre Manuel Valls.

"Ce qui s'est passé hier encore à Paris, des débordements inacceptables, justifie d'autant plus le choix qui a été fait avec courage par le ministre de l'Intérieur d'interdire une manifestation. La France ne laissera pas les esprits provocateurs alimenter je ne sais quel conflit entre les communautés", a-t-il déclaré lors de la commémoration des 72 ans de la rafle du Vel' d'Hiv' à Paris.

Sur l'interdiction de la manifestation Manuel Valls a jugé a posteriori, que ces violences "justifient d'autant plus" son interdiction. Le ministre de l'Intérieur à, lui aussi, fait part de sa volonté "que l'espace public et la liberté ne soient pas pris en otage pour alimenter les haines".

Le Premier ministre a aussi dénoncé des incidents visant une synagogue, dimanche dernier.

David Namias