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Nicolas Dupont-Aignan demande l'interdiction du congrès de l'UOIF

Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France", le 19 octobre 2015 à Paris

Nicolas Dupont-Aignan, président de "Debout la France", le 19 octobre 2015 à Paris - Dominique Faget - AFP

A une semaine du début du congrès de l'UOIF, le président de Debout la France revendique l'interdiction de l'événement lorsque certains des invités lui semblent bafouer l'idéal républicain.

Le président de Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan, a demandé ce lundi l'interdiction du congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), prévu le 7 février prochain à Lille, si l'UOIF ne déprogramme pas certains de ses invités.

"Parmi les invités, certains prônent des convictions en total désaccord avec les valeurs de la République", affirme l'ancien candidat à l'élection présidentielle dans un communiqué, en citant notamment des propos du théologien islamique syrien Mohamad Ratib Al-Nabulsi, invité du congrès et qui prône la peine de mort pour les homosexuels.

Des déclarations qui, selon le président de DLF, "déconsidèrent les Français musulmans qui pratiquent leur foi dans le respect de nos lois".

"Une menace pour la sécurité"

"Quelques semaines seulement après les attentats de Paris, laisser de dangereux prédicateurs s'adresser de cette façon à des jeunes Français en quête de sens et d'identité est une véritable menace pour la sécurité de notre pays", argue Nicolas Dupont-Aignan.

"Soit l'UOIF déprogramme ses intervenants qui prêchent la haine, soit la République devra prendre ses responsabilités et interdire cette manifestation", poursuit-il, en en appelant au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

L'UOIF, qui fédère 250 associations et revendique des partenariats avec un tiers des 2.500 mosquées, défend une place pour l'islam dans la sphère politique et sociale, conformément aux orientations de la confrérie égyptienne des Frères musulmans.

Parmi les invités de ce 9e congrès figurent également l'islamologue Tariq Ramadan ou encore Nabil Ennasri, auteur de travaux universitaires controversés sur le Qatar.

A.-F. L. avec AFP