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Européennes: pourquoi Marion Maréchal s'est bien gardée de soutenir publiquement la liste RN

Marion Maréchal aux Etats-Unis en février 2018

Marion Maréchal aux Etats-Unis en février 2018 - ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Son absence de soutien public correspondrait à une stratégie bien précise sur le long terme.

C'est un silence qui a soulevé bien des questions. La réserve observée pendant la campagne des européennes par Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, pourrait être partie intégrante d'une stratégie politique sur le long terme.

Durant la campagne des élections européennes qui a vu le Rassemblement national arriver en tête en France, l’ancienne députée du Vaucluse, officiellement retirée de la vie politique, ne s'est jamais prononcée sur le scrutin. Jusqu'à même refuser de soutenir publiquement la liste du parti emmenée par Jordan Bardella, comme le révèle France Inter.

Les électeurs LR les plus conservateurs dans le viseur

Selon la radio nationale, Marine Le Pen aurait même demandé sans succès à sa nièce d'afficher publiquement son soutien. En vain. La jeune femme aurait ainsi refusé de poster le moindre tweet en faveur de Jordan Bardella:

"Elle est au-dessus des partis", justifie l'un des proches de Marion Maréchal interrogé par nos confrères.

Le tout avec un but politique bien précis. Sa stratégie sur le long terme serait de rallier les électeurs les plus à droite des Républicains à la cause du Rassemblement national: "Elle a voulu soigner l'électorat conservateur de Bellamy", précise un autre de ses proches.

Retraite prématurée

Les amis de Marion Maréchal estiment que certains élus Républicains seraient prêts à s'allier avec le Rassemblement national si la petite-fille de Jean-Marie Le Pen en occupait la présidence.

Retraitée prématurée de la vie politique, Marion Maréchal doit faire son retour médiatique dimanche à l'occasion d'un entretien télévisé. Après la fin de son mandat de députée en 2017, l'ancienne conseillère régionale de Paca est allée fonder sa propre école, l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP), à Lyon.

G.D.