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Yannick Jadot pense que les cas de bébés nés sans bras sont dus "aux pesticides"

Yannick Jadot.

Yannick Jadot. - Philippe Lopez / AFP

Tête de liste EELV pour les élections européennes de 2019, Yannick Jadot demande en outre la création d'un "registre national sur tous les cas de malformations".

Le député européen écologiste Yannick Jadot, tête de liste aux prochaines Européennes de 2019, a son idée sur le drame dit des "bébés nés sans bras". Il affirme, lundi sur RTL, qu'il est "très probable que ces malformations soient liées aux pesticides" et demande "un registre national sur tous les cas de malformations". 

Ces cas, rappelons-le, ont été observés dans l'Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.

Mais alors qu'aucune cause évidente n'est ressortie de premières investigations, Yannick Jadot est persuadé que le problème vient des cultures:

"Toutes les familles qui ont été touchées vivent à côté des champs de maïs et de tournesol. Il y a un faisceau de présomptions qui me dit que ce sont les pesticides qui sont à l'origine de ces malformations", affirme l'écologiste.

De son côté, le ministre de la Transition écologique François de Rugy, a indiqué que les recherches seraient poursuivies. "On ne peut pas accepter qu'il y ait des enfants qui naissent avec des malformations graves, ce n'est pas une fatalité."

Jadot dénonce une volonté de "ne pas voir"

"On enlève les moyens des associations qui font le registre des malformations, l'association qui fait ce registre en Rhône-Alpes vit chaque année avec 200.000 euros, la Région vient de supprimer 100.000 euros, on veut casser le thermomètre parce qu'on ne veut pas voir, on ne veut pas savoir", a accusé Jadot.

Parmi les "associations" évoquées par le député, le Remera. L'organisme du Registre des malformations congénitales de Rhône-Alpes a été le premier à alerter sur le sujet. Or le Remera a perdu la moitié de son financement avec la fin des subventions de la région et de l'Inserm.

"On n'a jamais voulu savoir en France, on ne veut pas faire les études épidémiologiques autour des incinérateurs, autour des centrales nucléaires, on ne veut pas le faire sur les pesticides, parce qu'encore une fois, on ne veut pas savoir", a-t-il insisté.
D. N.