BFMTV

Éric Zemmour accuse Les Républicains d'avoir "trahi de Gaulle" puis les qualifie de "chochottes"

Le polémiste, qui fait toujours planer le doute sur sa probable candidature à la présidentielle de 2022, n'a pas eu de mots assez durs pour évoquer Les Républicains ce dimanche.

Le polémiste d'extrême droite Éric Zemmour, qui continue d'entretenir le flou sur une candidature à la présidentielle, s'en est pris ce dimanche à plusieurs reprises aux Républicains (LR), "un parti de notables centristes" qu'il accuse d'avoir "trahi la droite" gaulliste dont il se réclame.

"Ils ont une compétence technique que je n'ai pas, d'élus, de maires, de présidents de conseils régionaux... mais à quoi sert la compétence si elle est conjuguée avec l'impuissance?", a-t-il interrogé dans l'émission Le Grand Rendez-Vous Europe 1/CNEWS/Les Echos.

"C'est leur vrai problème", a-t-il exposé. "Une impuissance à la fois organisée, qu'ils ont acceptée -les juges, la Commission de Bruxelles-, et une impuissance née de leur incapacité à faire le bon diagnostic historique", a-t-il estimé.

Quand à la candidate du RN Marine Le Pen, elle a selon Eric Zemmour "des réflexes de femme de gauche", mais "n'est pas [son] obsession". "Je suis d'une famille politique qui s'appelait le RPR quand j'étais jeune, et je pense que si le Front national ou le Rassemblement national a autant progressé, c'est justement parce que le RPR a été nié, trahi", a-t-il poursuivi, disant avoir démontré dans ses livres "comment le chiraquisme avait trahi le gaullisme, avait trahi la droite".

"Un parti de notables centristes"

Pour Éric Zemmour, LR, qui doit désigner son candidat le 4 décembre, est "un parti de notables centristes, qui après prétendent que je ne partage pas leurs valeurs. Mais eux-mêmes, en quoi partagent-ils les valeurs du RPR et de la droite d'avant? Ils ont eux-mêmes trahi le général de Gaulle et même Georges Pompidou".

Présent en fin d'après-midi au salon du conservatisme, Éric Zemmour a réitéré certaines des critiques faites quelques heures auparavant en direction des Républicains. A notre micro, il les a même qualifiés "de chochottes".

Jé. M. avec AFP