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Face à BFM - Mélenchon revient sur les perquisitions à LFI: "eh bien oui, je suis rebelle"

Officiellement candidat à la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon est l'invité exceptionnel de "Face à BFM" ce jeudi soir. Le chef de file de la France insoumise répondra aux questions de nos journalistes, alors qu'il a atteint les 150.000 parrainages citoyens.

"Monsieur Castaner n'est pas celui qui peut parler d'humanité", réagit Jean-Luc Mélenchon

Le chef de file de la France insoumise s'est défendu, sur le plateau de BFMTV ce jeudi soir, après les critiques adressées par l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter.

"Monsieur Castaner, que nous appelons tous l'éborgneur, n'est pas celui qui peut parler d'humanité", a répondu Jean-Luc Mélenchon à l'ancien ministre de l'Intérieur.

"C'est sous son autorité que 32 personnes ont été éborgnées, que 5 personnes ont perdu une main, que des milliers de gens ont été arrêtés" (lors des manifestations des gilets jaunes, en particulier au cours de l'année 2018). "Il faudrait peut-être se rappeller de tout ça".

Jean-Luc Mélenchon dit aussi ne pas accepter la présentation seon laquelle les policiers seraient menacés. "Non mais vous me prenez pour qui?". "Les policiers font un métier. Il est difficile, d'autres métiers sont difficiles. Il y a 565 morts par an au travail".

Castaner déplore les propos de Mélenchon sur les policiers: "la République, c'est de moins en moins lui!"

Le président du groupe LaREM à l'Assemblée et ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a considéré, lors d'un tweet publié ce jeudi soir lors de l'émission, que "les haines de Jean-Luc Mélenchon lui (ôtaient) toute part d'humanité", alors que celui-ci a déclaré un peu plus tôt sur BFMTV "si le métier (de policier) était trop dur, il (fallait) en faire un autre".

"La République, c'est de moins en moins lui!", a dénoncé Christophe Castaner dans son tweet.

Perquisitions à LFI: "je suis condamné pour rébellion? Eh bien oui, je suis rebelle"

Jean-Luc Mélenchon, invité de Face à BFM, est revenu sur les images de sa colère noire lors de la perquisition au siège de la France insoumise en octobre 2018, pour laquelle il a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

"Nous étions victimes d'un abus de pouvoir", estime le député des Bouches-du-Rhône, reconnaissant avoir "commis une erreur". "J'étais persuadé qu'il y allait avoir une indignation générale pour le traitement que je subissais".

"Finalement, le seul qui se soit véritablement indigné c'est un homme de droite, le président du Sénat Gérard Larcher", a-t-il poursuivi, estimant aussi qu'"il y a des condamnations qui se portent comme des décorations. Je suis condamné pour rébellion? Eh bien oui, je suis rebelle". "J'ai bien fait de me rebeller mais je n'aurais pas du crier", a ajouté Mélenchon sur notre antenne.

Anti-vaccins: pour Mélenchon,'"il faut toujours faire confiance à l'explication et à la discussion"

À propos des personnes tenant des propos anti-vaccins, Jean-Luc Mélenchon a considéré qu'"il fallait toujours faire confiance à l'explication et à la discussion".

"Moi je ne suis pas anti-vaccin, bon il y a des gens qui sont des anti-vaccins. Je vais essayer de les convaincre que c'est pas la bonne idée mais (...) de quel droit je vais dire 'faites-ci, faites-ça', c'est pas mon sujet".

Jugé tyrannique? Jean-Luc Mélenchon se défend

Interrogé sur les critiques à son sujet, Jean-Luc Mélenchon a déclaré: "on dit que je suis un tyran, vous croyez que j'ai le temps de tyranniser 150.000 personnes!", s'est défendu le leader de la France insoumise.

"Vous croyez que des gars comme Ruffin, Quattennens ou Coquerel, ou Autain sont des gens à se laisser tyranniser? Haha vous ne les connaissez pas", s'est-il encore interrogé.

Mélenchon plaide en faveur d'un revenu pour les étudiants

Invité de "Face à BFM", Jean-Luc Mélenchon dit proposer un revenu pour "tous ceux qui étudient", suivi d'un engagement "à l'égard de la collectivité", notamment pour les étudiants en médecine.

"Il faut travailler moins pour travailler tous", plaide le chef des insoumis

Lors de l'émission "Face à BFM", le chef de file de la France insoumise a plaidé pour qu'il y ait "plus de gens qui travaillent et qui fassent des choses utiles et écologiques".

"Plus il y a de gens qui travaillent, plus il y a de cotisations sociales qui rentrent. Plus les salaires sont améliorés, plus il y a d'impôts qui rentrent (...) C'est la raison pour laquelle il faut travailler moins pour travailler tous", a-t-il poursuivi.

Mélenchon favorable à "14 tranches d'impôts" pour "répartir la charge"

En vue du scrutin de 2022, Jean-Luc Mélenchon dit présenter "un plan où il y a plus de 14 tranches d'impôts", contre 5 actuellement, "pour qu'on étale". "Car il y en a marre que ceux du milieu paient pour tous le monde, ceux qui sont à un bout ne paient plus, et ceux qui sont à l'autre ne paient rien".

"Il faut répartir la charge sur tout le monde. Il faut le faire", a déclaré le leader de la France insoumise sur BFMTV.

La dette publique française "ne sera jamais remboursée"

"Il faut aller à la difficulté, pas la nier. (...) On a une dette publique, je désaprouve absolument la manière avec laquelle elle est en train d'enfler sans que ce soit efficace. Mais disons-nous une chose: personne ne paiera jamais cette dette, elle ne sera jamais remboursée."

"Quand l'argent est investi dans le concret, vous récupérez en valeur concrète ce que vous avez mis dans le crédit", explique Jean-Luc Mélenchon.

Bridgestone est un "symbole du scandale de cet argent qu'on a déversé sans aucune contrepartie ni garantie"

Quelques heures après l'annonce de la fermeture de l'usine de Bridgestone à Béthune dans le Pas-de-Calais, Jean-Luc Mélenchon a considéré qu'il s'agissait d'un "symbole du scandale de cet argent qu'on a déversé sans aucune contrepartie ni garantie".

"Je ne dis pas qu'il ne fallait pas aider la production. Mais il fallait exiger des garanties, et il fallait poser des clauses", a encore fustifé le leader LFI sur notre antenne.

Vous êtes athée? "Ça ne vous regarde pas", répond Mélenchon

Interrogé par Maxime Switeck ce jeudi soir, Jean-Luc Mélenchon a refusé de dire s'il était athée ou non. "Ça ne vous regarde pas!", a-t-il lancé à notre journaliste, estimant que les élus ne devraient pas répondre à ce genre de questions.

"Il faut complètement changer de méthode dans la lutte contre le terrorisme" et "réorganiser la police"

Le candidat à la présidentielle de 2022 a annoncé vouloir "réorganiser la police de fond en comble". Il a aussi estimé qu'il fallait "complètement changer de méthode dans la lutte contre le terrorisme", considérant par exemple qu'on avait notamment "besoin de gens qui parlent plusieurs langues".

"Il y a dans ce pays, une haine des musulmans déguisée en laïcité"

Jean-Luc Mélenchon s'en est pris, sur le plateau de Face à BFM ce jeudi soir, à l'islamophobie qui sévit selon lui en France. "Il y a dans ce pays, une haine des musulmans déguisée en laïcité", a-t-il affirmé. Et d'ajouter: "La laïcité, ce n'est pas la haine d'une religion. La laïcité ce n'est pas un athéisme d'État".

"Les musulmans de France doivent être respectés", a-t-il encore tonné. "C'est assez de les traiter comme des suspects et de les pointer du doigt sans arrêt. C'est insupportable!".

Jean-Luc Mélenchon appelle le gouvernement à "des mesures cohérentes"

Sur notre plateau ce jeudi, le chef de file des Insoumis a rejeté le terme de "dictature sanitaire" brandi par certains. Jean-Luc Mélenchon a toutefois appelé le gouvernement à des mesures cohérentes".

"Les gens trouvent que tout cela est tréss incohérent, si bien que c'ets à la trique qu'on veut obliger les gens à faire les choses", a-t-il déploré, au sujet des mesures de restrictions sanitaires.

Mélenchon critique à l'égard des Conseils de défense

"Je ne suis pas d'accord pour qu'un Conseil de défense, qui fonctionne sur le régime du secret défense, décide du plan de ce qu'on va faire et comment on va le faire", a déclaré le chef de file insoumis sur BFMTV.

"Je pense que le Conseil de défense doit s'occuper de la défense, et en ce moment il a des sujets à traiter avec notre présence au Mali dans un contexte extrêmement tendu", a-t-il poursuivi.

Ces derniers jours, le patron des Insoumis avait déjà étrillé le rôle du Conseil de défense dans la gestion de l'épidémie de Covid-19, qu'il avait qualifié de "comité secret" autour d'Emmanuel Macron pour "se protéger judiciairement" et "mettre tout le monde à l'abri".

Mélenchon pas favorable à ce "que les enfants restent à la maison"

Le député des Bouches-du-Rhône s'est dit défavorable à la fermeture des écoles dans le cadre du reconfinement lié à la deuxième vague, considérant qu'il n'était pas souhaitable que les élèves français soient contraints de rester chez eux.

"Je ne suis pas partisan du fait que les enfants restent à la maison", a-t-il déclaré lors de l'émission "Face à BFM".

"Ce projet tient la route, il a une force", soutient Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a défendu, sur BFMTV, son projet politique en vue de la présidentielle de 2022.

"Je suis fier de la résistance de ce projet, parce qu'il tient la route (...) ce programme a une force!", a déclaré le leader de la France insoumise sur notre antenne.

Pour Mélenchon, "il n'y a pas de bon moment" pour annoncer une candidature

Interrogé sur le choix d'annoncer sa candidature 18 mois avant l'élection, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que pour lui, "il n'y avait pas de bon moment".

"Il y a une illusion, et il n'y a pas de bon moment dans une période de crise mais c'est pas le plus important. Le plus important est politique et psychologique. Les gens pensent que quand il y a une crise, l'esprit s'éteint, les gens ne réfléchissent plus, (...), moi je crois le contraire".

"Oui, je suis candidat" à la présidentielle de 2022, confirme Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, ayant obtenu ses 150.000 parrainnages, a confirmé sur BFMTV qu'il était bien candidat à la présidentielle de 2022. "Oui, je le suis!", a-t-il déclaré sur notre antenne.

Présidentielle: Mélenchon a atteint son seuil de 150.000 "parrainages citoyens"

Alors qu'il est l'invité ce jeudi soir de notre émission Face à BFM, le leader de La France insoumise a recueilli les 150.000 parrainages citoyens qu'il a sollicités dimanche lors de sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle de 2022

Jean-Luc Mélenchon est l'invité de Face à BFMTV ce jeudi soir

Officiellement candidat à la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon est l'invité exceptionnel de "Face à BFM" ce jeudi soir, 20h50. Le chef de file de la France insoumise répondra aux questions de nos journalistes, alors qu'il a atteint les 150.000 parrainages citoyens.

Jean-Luc Mélenchon ce jeudi soir.
Jean-Luc Mélenchon ce jeudi soir. © BFMTV
Jeanne Bulant Journaliste BFMTV