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Emoi unanime de la classe politique française après l'attaque à Londres

Des ambulances sur le pont de Westminster à Londres, après l'attaque survenue aux abords du Parlement le mercredi 22 mars 2017.

Des ambulances sur le pont de Westminster à Londres, après l'attaque survenue aux abords du Parlement le mercredi 22 mars 2017. - NIKLAS HALLE'N / AFP

Après l'attaque qui a marqué les abords du Parlement britannique ce mercredi, à Londres, les réactions politiques se sont multipliées en France. Des messages de soutien et de condamnation unanimes, adressés aux victimes et aux lycéens français blessés sur les lieux.

Après l'attaque survenue à Londres dans le quartier très touristique de Westminster, où est situé le Parlement britannique, la classe politique française a exprimé son soutien aux victimes et au peuple britannique dans son ensemble. L'attaque a fait 4 morts et au moins 20 blessés d'après le bilan de la police britannique annoncé peu après 19 heures. Le premier membre du gouvernement français à s'être exprimé sur le sujet a été Matthias Fekl, le nouveau ministre de l'Intérieur. 

"Je veux d’abord adresser au nom du gouvernement français un message d’amitié et de pleine solidarité au peuple britannique, à nos amis britanniques qui sont aujourd’hui dans l’épreuve. Un haut lieu de la démocratie a été attaqué. Nous sommes pleinement solidaires à la Grande-Bretagne, la France est évidemment prête à apporter son concours, autant que besoin", a-t-il déclaré quelques minutes après l'attaque. 

"Le terrorisme nous concerne nous", a réagi Hollande

François Hollande a pour sa part fait une déclaration en fin d'après-midi, en marge d'un déplacement à la maison d'arrêt de Villepinte. "Le terrorisme nous concerne tous et la France sait ce que le peuple britannique a comme souffrance aujourd'hui", a déclaré le chef de l'Etat, le visage fermé. Le président de la République déclarait à ce moment-là ne pas avoir connaissance du bilan exact.

Trois lycéens français scolarisés à Concarneau, en Bretagne, figurent parmi les blessés. Deux d'entre eux sont hospitalisés dans un état grave. Ils se trouvaient sur le pont de Westminster lorsqu'ils ont été percutés par une voiture. Sur Twitter, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, leur a adressé un message de soutien.

"Pensées émues pour nos élèves blessés lors de l'attaque de Londres, mobilisée avec nos services aux côtés de leurs familles et leurs proches", a écrit la ministre. 

"Plein soutien aux élèves blessés", écrit Cazeneuve

Avant elle, Bernard Cazeneuve a lui aussi évoqué le sort des lycéens, exprimant sa solidarité avec les Britanniques et son soutien aux lycéens, à leurs familles et à leurs camarades. Une cinquantaine d'élèves du même établissement se trouvaient alors en voyage scolaire à Londres. 

C'est le ministère des Affaires étrangères qui a confirmé la présence parmi les blessés des jeunes Français, dans un communiqué publié peu avant 19 heures.

"Jean-Marc Ayrault se tient informé en temps réel de la situation depuis Washington, où il participe à une réunion de la coalition internationale contre daech", pouvait-on lire dans le document, qui exprimait aussi le soutien du ministre "aux familles de nos compatriotes concernés dans ce moment difficile". 

De nombreuses réactions chez Les Républicains

A droite, de nombreuses personnalités ont également réagi à ces événements, notamment au sein des Républicains. Alain Juppé, Xavier Bertrand (en anglais et en français), Eric Ciotti et Gérard Larcher ont choisi Twitter eux aussi pour le faire. Le président du Sénat a adressé son message en particulier au Parlement britannique.

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a lui aussi évoqué la "démocratie", estimant que son "coeur" avait été attaqué.

"Solidarité", "amitié", et "soutien" des candidats à la présidentielle

Plusieurs candidats à la présidentielle, parmi les onze concurrents, ont également publié un message de soutien sur Twitter: Emmanuel Macron, François Fillon, Marine Le Pen et Benoît Hamon ont exprimé leurs "pensées émues", leur "amitié" ou leur "soutien", face à la "barbarie", à la "terreur" ou au "terrorisme".

Charlie Vandekerkhove