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Voeux de François Hollande: "Il y a dans l'histoire des périodes où tout peut basculer, nous en vivons une"

Cinq mois avant la fin de son mandat, le chef de l'Etat a prononcé les traditionnels voeux aux Français en cette veille de jour de l'An. Un moment placé sous le signe de la gravité, avec un avertissement de la part de François Hollande: tout peut basculer.

François Hollande a prononcé depuis l'Elysée ce samedi soir ses voeux aux Français, alors que s'achève l'année 2016. Des voeux emplis d'émotion, en cette fin d'une année marquée par les attentats, mais aussi par la gravité. "Je pense en cet instant aux victimes, à leurs familles, aux blessés qui souffrent dans leur cœur et dans leur chair", a commencé le président de la République. "Je sais l’inquiétude qui est la votre", a-t-il affirmé. Mais dans la dernière partie de son discours, c'est de son inquiétude à lui que le chef de l'Etat a fait part, formulant un avertissement aux Français.

"En cette fin d'année, ce que nous croyons acquis, parfois pour toujours, la démocratie, la liberté, les droits sociaux, l'Europe et même la paix, tout cela devient vulnérable, réversible. "On le voit à travers la montée des extrémismes", a-t-il notamment précisé, citant aussi le Brexit au Royaume-Uni et l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis.

"Il y a dans l'histoire des périodes où tout peut basculer. Nous en vivons une", a-t-il estimé, évoquant ensuite la perspective de 2017, et en particulier le possible score que fera le Front national de Marine Le Pen.

Le FN en 2017, "ce ne serait plus la France"

"Dans cinq mois, vous aurez à faire un choix", a-t-il rappelé. "Il y va de nos valeurs, la France est ouverte au monde, elle est européenne, elle est fraternelle", a-t-il martelé.

"Comment imaginer notre pays revenant à la monnaie nationale et discriminant ses enfants selon leurs origines", a-t-il enchaîné, dans une référence plus directe à la vision défendue par le FN.

Sans jamais citer Marine Le Pen, François Hollande a donc mis en garde contre une victoire du Front national à la présidentielle, estimant que "ce ne serait plus la France". 
Charlie Vandekerkhove avec AFP