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NSA: "Les documents les plus importants restent à venir", assure Assange

Julian Assange, à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 18 août 2014.

Julian Assange, à l'ambassade d'Equateur à Londres, le 18 août 2014. - AFP

Les présidents français Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que leurs conseillers et collaborateurs, ont été écoutés par le renseignement américain de 2006 à 2012, rapportent mardi Libération et Mediapart, citant des documents de WikiLeaks.

Des révélations qui font l'effet d'une bombe. Les Etats-Unis ont espionné, au moins entre 2006 et 2012, les trois derniers présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, selon des documents du lanceur d'alerte Wikileaks, dévoilés mardi soir par Libération et Mediapart. Le site fondé par Julian Assange diffuse, avec les deux médias français, une série de documents regroupés sous le nom "Espionnage Elysée" qui rendent compte des écoutes téléphoniques menées par la NSA (National Security Agency) jusqu'au sommet de l'Etat français.

Alors que ces révélations ont entrainé de nombreuses réactions au sein de la classe politique, le président de la République François Hollande a réuni un Conseil de défense ce mercredi matin à 9 heures, tandis que l'ambassadrice américaine a été convoquée au Quai d'Orsay. Les présidents François Hollande et Barack Obama se sont par ailleurs entretenus par téléphone. 

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21h00 - Kouchner: "Nous avons besoin des écoutes"

Sur BFMTV, l'ancien ministre des Affaires étrangères, qui dit avoir été écouté en sa qualité de chef de la diplomatie, a refusé de s'indigner de ces pratiques. "Tout le monde savait cela, et ils savaient que nous le faisions aussi. Nous ne sommes pas des innocents. Ce que je trouve amusant, c'est qu'au moment même où on apprend que le président de la République était écouté, on vote à l'Assemblée une loi sur l'écoute! Et bien oui, nous en avons besoin." 

Bernard Kouchner estime ces écoutes nécessaires "pour protéger le pays, parce qu'il y a des dangers, notamment terroristes." "C'est vraiment très innocent de penser que nous n'avons pas de service" d'écoutes" "parce que nous sommes Français", a-t-il encore lancé sur BFMTV. 

20h10 - Assange : "Les documents les plus importants restent à venir"

Les prochaines informations de Wikileaks seront plus importantes que celles de mardi "d'un point de vue politique", a annoncé le fondateur du site, Julian Assange, mercredi soir sur TF1 depuis l'ambassade d'Equateur à Londres où il vit reclus depuis plus de trois ans. "C'est le début d'une série. Les documents les plus importants restent à venir", a-t-il ajouté. Les États-Unis cherchent à "marginaliser la compétitivité des entreprises françaises", a-t-il dénoncé. Julian Assange a appelé la France à "lancer une enquête parlementaire et à entamer des poursuites". "Wikileaks compte sur la France", a-t-il dit. "Il n'y a que la France qui puisse prendre les rênes."

19h40 - "Nous ne ciblons pas les communications du président français", a dit Barack Obama à François Hollande

"Le président Obama a parlé ce matin avec le président français François Hollande. Le président a affirmé notre engagement indéfectible à la relation bilatérale, y compris notre coopération constante et étroite dans les domaines du renseignement et de la sécurité", indique la Maison Blanche dans un communiqué. Lors de cet échange téléphonique avec son homologue français, "le président (américain, Ndlr) a rappelé que nous avons respecté l'engagement que nous avons fait à nos homologues français à la fin de 2013 que nous ne ciblons pas et ne viserons pas les communications du président français", assure le texte.

19h30 - Une raison de "ne pas voter la loi sur le Renseignement", dit Christian Paul

"Il y a une sorte de renoncement démocratique face aux méthodes des services de surveillance et de renseignement", estime le député PS de la Nièvre Christian Paul, après les révélations de Wikileaks sur la surveillance de présidents français par la NSA. "On généralise des dispositifs de surveillance qui tôt ou tard échappent aux moyens de contrôle qu’on met en place. C’est ce que je voudrais éviter en France. C’est pour ça que je ne voterai pas loi sur le Renseignement", a poursuivi le frondeur.

19h10 - Juppé "des pratiques totalement inacceptables"

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a dénoncé des "pratiques totalement inacceptables de façon générale et encore plus entre alliés". "Entre amis, on ne s'écoute pas", a déploré l'ex-ministre des Affaires étrangères lors d'un déplacement à Villefranche-sur-Saône (Rhône).

18h48 - Fabius a "demandé des réponses" à l'ambassadrice américaine

"Ceci est inacceptable venant en plus d’un pays allié et ami", a réagi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à l'issue d'un entretien au Quai d'Orsay avec l'ambassadrice des Etats-Unis à Paris, au lendemain de révélations sur l'espionnage de trois présidents français par la NSA. Le chef de la diplomatie française a indiqué l'avoir convoquée "pour lui dire que c’était inacceptable", "savoir si ça avait cessé" et "si ça s’appliquait à d’autres que le président de la République". "J’ai demandé à l’ambassadrice de bien vouloir nous apporter rapidement des réponses", a-t-il fait savoir.

18h35 - Douste-Blazy "amusé" des révélations le concernant

Cité dans l'affaire des écoutes de la NSA, Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères sous Jacques Chirac, "ne savait pas" qu'il était espionné. "Ces pratiques sont tout à fait inacceptables", s'indigne-t-il à notre micro depuis Genève, étant désormais secrétaire général adjoint de l’ONU. Interrogé sur la "propension aux déclarations inexactes et inopportunes" qui lui est prêtée dans les rapports de l'agence de surveillance américaine, Philippe Douste-Blazy rit et lance: "Ce qui m’amuse le plus aujourd’hui, c’est de voir que les Américains m’invitent pour faire des conférences ou même les rencontrer, au niveau de l’administration de Barack Obama, concernant les financements pour lutter contre l’extrême pauvreté".

17h40 - Obama a "réitéré" à Hollande "son engagement ferme" contre tout espionnage

Le président américain Barack Obama a "réitéré sans ambiguïté" mercredi par téléphone à son homologue François Hollande "son engagement ferme" contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. "L'échange", qui aurait duré 15 minutes, "a été l'occasion d'une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement", précise-t-on.

17h10 - Projet de loi sur le renseignement: le président du Sénat annonce saisir le Conseil Constitutionnel

"Gérard Larcher, Président du Sénat, condamne avec la plus grande fermeté les écoutes illégales et clandestines opérées par les services américains", indique la présidence du Sénat dans un communiqué.

"Le Sénat, garant des libertés, s’est attaché au cours du débat sur le projet de loi relatif au renseignement, nécessaire à notre sécurité et à notre souveraineté, à soumettre les activités de renseignement aux principes juridiques fondateurs de notre état de droit", poursuit le texte. "Eu égard à la portée d’une telle loi, aux interrogations qu’elle a suscitées et à la brieveté des délais accordés au Parlement pour l’examiner, le Président du Sénat, Gérard Larcher, saisira dès demain le Conseil Constitutionnel afin qu’il s’assure que le texte réponde aux exigences de protection des libertés fondamentales."

17h - Vallini: "Jusqu'à hier soir je ne pensais pas être écouté"

"Je ne pense pas qu'ils m'aient écouté, je ne suis pas assez important pour ça", a réagi mercredi le secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale André Vallini aux révélations sur les écoutes de la NSA. "Je m'occupe de réforme territoriale, je ne suis pas sûr que ça intéresse tant que a aux Etats-Unis", a -t-il plaisanté.

16h20 - L'ambassadrice américaine invitée à s'expliquer à l'Assemblée

La présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Elisabeth Guigou (PS) va inviter Jane Hartley à venir s'expliquer devant les députés mercredi prochain. "Il y aura une réunion spéciale de la commission des Affaires étrangères mercredi prochain à laquelle je vais inviter l'ambassadrice américaine à Paris", a-t-elle indiqué aux journalistes à l'Assemblée.

16h - Les conclusions du conseil de défense

Après le conseil de défense qui a eu lieu mercredi matin, un communiqué officiel a été publié sur le site de l'Elysée pour dénoncer des "pratiques inacceptables".

15h10 - Valls dénonce des "pratiques anormales"

Manuel Valls répond aux députés: "Ces informations sont très graves et ces pratiques sont anormales. Non il n'est pas légitime, au nom des intérêts nationaux, de procéder à des écoutes. Non, la France ne pratique pas la surveillance de ses partenaires européens ni de ses alliés", affirme-t-il. "La France ne tolèrera aucun agissement mettant en cause sa sécurité et ses intérêts fondamentaux", ajoute le Premier ministre. Pour lui, "les Etats-Unis doivent tout faire pour réparer" les dégâts liés à ces révélations. Il réclame "un code de bonne conduite" entre pays "alliés".

15h - Les députés réagissent

ar la voix du député des Républicains Jacques Myard et du socialiste Bruno Le Roux, les députés font connaître à Manuel Valls leur colère après les révélations sur les écoutes. "Les révélations de Wikileaks abîment la confiance entre la France et les Etats-Unis (...) Les agissements américains ne peuvent rester sans conséquence", dit Bruno Le Roux.

14h30 - Mélenchon appelle à la rupture des négociations du traité transatlantique

"Il faut une attitude de fermeté", explique le cofondateur du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon, estimant que "c’est une agression que d’espionner notre pays". "L’ambassadrice (convoquée au Quai d'Orsay en fin d'après-midi, Ndlr) doit être convoquée par le président de la République. Peut-être même doit-elle être considérée comme persona non grata jusqu’à ce que quelqu’un d’autre vienne prendre sa place", précise-t-il. "Ensuite, nous devons naturellement suspendre les négociations sur le grand marché transatlantique. Ce sont les deux grandes mesures qui me semblent être conformes à la protection de notre souveraineté."

14h - Lellouche veut des "explications publiques" d'Obama

Pierre Lellouche, député les Républicains de Paris demande des actes forts. "Moi, j’attends de François Hollande qu’il tape fortement du point sur la table et qu’il demande des explications publiques à Obama, et que celui-ci s’excuse".

13h50 - François de Rugy demande des "mesures de rétorsion"

"Si la France ne prend pas un certain nombre de mesures de rétorsion vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique, ceux -ci pourront considérer que ma foi il y a une forme d’impunité pour eux", explique le co-président du groupe du groupe EELV à l’Assemblée nationale François de Rugy.

13h48 - Florian Philippot demande l'arrêt des négociations du traité transatlantique

13h35 - Pour Collard, "les amis qui écoutent aux portes ne sont pas des amis"

"Nous sommes complètement marionnetisés par les Etats-Unis, sinon pourquoi nous écouteraient-ils", interroge le député Rassemblement Bleu marine du Gard Gilbert Collard, allié au FN. "Les amis qui écoutent aux portes ne sont pas des amis", lance-t-il.

13h20 - "Il faut que ce genre de choses cessent", demande Bartolone

Claude Bartolone, le président (PS) de l’Assemblée nationale, appelle à des "règles du jeu respectueuses" entre la France et les Etats-Unis. "Il faire comprendre à nos amis américains - parce que ce sont nos amis - qu’il faut que ce genre de choses cessent", explique-t-il.

13h15 - Raffarin annonce un échange Obama-Hollande dans la journée

Un entretien téléphonique entre les présidents français et américain François Hollande et Barack Obama aura lieu "dans les heures qui viennent", annonce le président (LR) de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat Jean-Pierre Raffarin, membre d'une délégation parlementaire reçue par le chef de l'Etat. "Ce sont des pratiques inqualifiables, inacceptables", dénonce-t-il. "Aujourd'hui, il est évident qu'il y a un sérieux coup de canif dans la confiance", déclare l'ancien Premier ministre.

13h10 - Marion Maréchal-Le Pen appelle à suspendre les négociations autour du traité transatlantique

La présidente du Front national, Marine Le Pen, estime que la France doit réagir avec fermeté à ces révélations, et se retirer des discussions sur le traité transatlantique. Un avis partagé par la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen. "Il ne suffit pas de condamner, de demander des excuses. Ils faut envoyer un message fort, et ce message passe par l'arrêt immédiat des négociations pour le traité transatlantique, parce qu'on ne peut pas négocier équitablement avec des partenaires qui nous espionnent massivement", a-t-elle réagi, au micro de BFMTV.

13h - Manuel Valls répondra à une question sur les écoutes pendant les QAG

Le Premier ministre Manuel Valls répondra à une question sur le sujet des écoutes de la NSA au début de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, ce mercredi après-midi, a par ailleurs indiqué Stéphane Le Foll.

12h50 - Le coordinateur du renseignement français se rendra aux Etats-Unis

"Trois élements de décisions ont été pris", a annoncé le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors de son point presse à la sortie du Conseil des ministres. "Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les présidents de groupes parlementaires, les présidents des Commissions des Affaires étrangères des deux assemblées, seront invités à l'Elysée à 12h30, pour faire un point. Le ministre des Affaires étrangères convoquera l'ambassadrice des Etats-Unis à 18 heures au Quai d'Orsay. Le coordinateur du renseignement français, Didier Le Bret, se rendra aux Etats-Unis pour faire le point sur l'ensemble des dispositions qui avaient été actées entre la France et les Etats-Unis", a détaillé Stéphane Le Foll.

12h10 - Marion Maréchal-Le Pen appelle à suspendre les négociations autour du traité transatlantique

La présidente du Front national, Marine Le Pen, estime que la France doit réagir avec fermeté à ces révélations, et se retirer des discussions sur le traité transatlantique. Un avis partagé par la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen. "Il ne suffit pas de condamner, de demander des excuses. Ils faut envoyer un message fort, et ce message passe par l'arrêt immédiat des négociations pour le traité transatlantique, parce qu'on ne peut pas négocier équitablement avec des partenaires qui nous espionnent massivement", a-t-elle réagi, au micro de BFMTV.

12h - Manuel Valls répondra à une question sur les écoutes pendant les QAG

Le Premier ministre Manuel Valls répondra à une question sur le sujet des écoutes de la NSA au début de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, ce mercredi après-midi, a par ailleurs indiqué Stéphane Le Foll. 

11h50 - Le coordinateur du renseignement français se rendra aux Etats-Unis

"Trois élements de décisions ont été pris", a annoncé le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, lors de son point presse à la sortie du Conseil des ministres. "Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les présidents de groupes parlementaires, les présidents des Commissions des Affaires étrangères des deux assemblées, seront invités à l'Elysée à 12h30, pour faire un point. Le ministre des Affaires étrangères convoquera l'ambassadrice des Etats-Unis à 18h au Quai d'Orsay. Le coordinateur du renseignement français se rendra aux Etats-Unis pour faire le point sur l'ensemble des dispositions qui avaient été actées entre la France et les Etats-Unis", a détaillé Stéphane Le Foll.

10h55 - Une station d'espionnage au sommet de l'ambassade américaine

Selon Libération, qui a révélé mardi soir que trois présidents français ont été directement espionnés par la NSA, un centre d'écoutes serait installé au dernier étage de l'ambassade américaine, à Paris, dissimulé par une large bâche en trompe-l'oeil. Le tout à quelques pas du palais de l'Elysée. Explications.

10h15 - L'ambassadrice des Etats-Unis convoquée

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a convoqué l'ambassadrice américaine à Paris, qui sera reçue ce mercredi après-midi au Quai d'Orsay.

10h - Des "faits inacceptables"

L'Elysée a fait savoir mercredi, à l'issue d'un conseil de Défense réuni par le président François Hollande, que la France ne tolèrerait "aucun agissement mettant en cause sa sécurité", après les révélations sur l'espionnage américain, selon un communiqué de la présidence. "Des engagements avaient été pris par les autorités américaines", notamment fin 2013, "il doivent être rappelés et strictement respectés", affirme l'Elysée qui condamne "des faits inacceptables".

9h55 - Marine Le Pen dénonce la "complaisance" française

La patronne du Front national estime que la France doit en finir avec son "extraordinaire complaisance" envers les Etats-Unis. "La France doit réagir avec fermeté, et envoyer un signal fort en se retirant dès aujourd'hui des discussions en cours sur le funeste Traité transatlantique. L'extraordinaire complaisance des autorités françaises vis-à-vis de ces méthodes doit prendre fin, après des années où ni Nicolas Sarkozy ni François Hollande, alors qu'ils ne pouvaient ignorer qu'ils étaient espionnés, n'ont bougé le petit doigt!", s'indigne la présidente du Front National.

9h15 - Le Conseil de défense a commencé

Le réunion du Conseil de défense convoqué dans l'urgence après les révélations de la presse sur l'espionnage américain des présidents français a débuté peu après 9 heures ce mercredi.

Le Premier ministre, Manuel Valls, ainsi que plusieurs membres du gouvernement (Affaires étrangères, Défense, Intérieur et porte-parole) ainsi que les principaux responsables militaires et des services de renseignement sont présents à cette réunion.

8h52 - "La France doit avoir une réponse forte"

Ancien ministre de Nicolas Sarkozy, François Baroin ne se fait pas trop d'illusion et pense avoir, lui aussi, été la victime des écoutes de la NSA qui ont visé trois présidents français. "On se doutait que le standard de Bercy était écouté, et lorsqu'on avait des réunions internationales, on avait des doutes...", a-t-il souligné ce mercredi, sur BFMTV. Et d'ajouter: "Ces écoutes sont scandaleuses et la France doit avoir une réponse forte. Il est inacceptable et dangereux que les chefs d'Etat soient espionnés par des amis".

8h49 - Pour Ayrault, les Américains "doivent s'expliquer"

L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lui aussi réagi, sur Twitter, jugeant les pratiques des Etats-Unis "inacceptables". "Les Américains doivent s'expliquer", ajoute-t-il.

8h40 - "Toute la société française peut être écoutée"

"C'est la République française qui est systématiquement mise sur écoute par ses prétendus alliés, la puissance américaine", regrette, sur BFMTV, le co-fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, qui ajoute que les prochains documents vont montrer un fonctionnement "encore plus systématique". "Ça veut dire que toute la société française peut être écoutée", ajoute-t-il.

8h36 - Réunion de parlementaires à 12h15

Le chef de l'Etat François Hollande va réunir une délégation de parlementaires à 12h15 pour "faire le point" sur la situation, indique l'Elysée ce mercredi matin.

8h35 - Pour Le Foll, ces écoutes sont "inacceptables entre alliés"

L'espionnage des trois derniers présidents français, selon des documents Wikileaks publiés mardi soir, est "inacceptable entre alliés", a déclaré ce mercredi le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll, selon qui "des précisions" vont "sûrement" être "demandées" aux Etats-Unis à l'issue du Conseil de défense réuni ce mercredi matin par François Hollande à l'Elysée.

8h30 - La solution sans demi-mesure d'un sénateur UDI

Pour le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo, la France devrait réagir à ces révélations en... détruisant le centre d'espionnage qui serait installé au sommet de l'ambassade américaine à Paris. Contacté par BFMTV, il est conscient que cette proposition n'est pas sérieuse mais propose "l'expulsion d'officiels américains".

7h55 - Une "rupture du pacte de confiance"

Se disant "choqué" par ces révélations, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant a dénoncé sur BFMTV une "rupture du pacte de confiance" entre la France et les Etats-Unis.

7h45 - "C'est consternant pour une grande puissance", estime Longuet

L'ancien ministre de la Défense Gérard Longuet, invité de BFMTV ce mercredi matin, juge ces écoutes "consternantes pour une grande puissance". "Il faut que les Etats-Unis arrêtent d'écouter leurs alliés", ajoute le sénateur des Républicains, qui précise avoir été prévenu de la "probabilité d'être écouté", lorsqu'il était ministre.

7h25 - "Il va y avoir d'autres révélations", assure Laurent Joffrin

Invité de la matinale de BFMTV, le directeur de la rédaction de Libération Laurent Joffrin, assure que d'autres révélations vont suivre.

7h15 - L'ambassadeur de France aux Etats-Unis minimise les écoutes

Pour Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis, les leaders politiques savent qu'ils sont espionnés. "Tout diplomate vit avec la certitude que ses communications sont écoutées et pas par un seul pays. Monde réel", a-t-il ainsi tweeté, mardi, peu après la diffusion des révélations. 

6h55 - "De nouvelles révélations à venir", selon Edwy Plenel

Le directeur de la rédaction de Mediapart précise que de nouvelles révélations sont à venir dans la semaine. "Vous allez en avoir des plus stupéfiantes, qui vont montrer le côté systématique des écoutes au coeur de l'Etat américain, autour notamment de la campagne présidentielle (française, NDLR) de 2012", assure-t-il, au micro de RMC.

Même son de cloche du côté de Libération: "Il est possible que d'autres révélations soient publiées dans les jours à venir", a ainsi déclaré le directeur délégué du journal, Johan Hufnagel, sur Europe 1, ce mercredi matin.

6h45 -Des révélations importantes pour ''l'humanité entière"

Pour le directeur de la rédaction de Mediapart, Edwy Plenel, invité de RMC ce mercredi matin, les révélations sur les écoutes de la NSA sont importantes pour "l'humanité toute entière". "Tout ce qui fait la souveraineté d'un pays allié a été espionné de manière totalement déloyale par la puissance qui se prétend l'allié de la France", résume Edwy Plenel. "Cela ne rend pas le monde plus sûr'", estime-t-il. "Cette création qui permet de profiter de la révolution numérique, non pas pour améliorer nos démocraties, mais pour créer une sorte d'état de jungle dans les relations diplomatiques, est quelque chose de très dangereux".

6h15 - Hollande réunit un Conseil de défense

François Hollande réunira à 9 heures ce mercredi, à l'Elysée, un Conseil de défense pour "évaluer la nature" des informations du lanceur d'alerte Wikileaks, diffusées par la presse.

05h48 - Washington se défend

La Maison Blanche a assuré mardi soir qu'elle ne ciblait pas les communications du président français François Hollande et qu'elle ne le ferait pas, après la publication d'informations selon lesquelles les Etats-Unis ont espionné les trois derniers présidents français. "Nous ne ciblons pas et nous ne ciblerons pas les communications du président Hollande", a indiqué Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), sans autres précisions sur les opérations qui ont pu être menées dans le passé.

05h15 - Pas de révélation fracassante

Ces documents, classés "Top-Secret", émanent d'un bureau identifié comme étant celui des "Summary Services", le "service des synthèses". Sans révélation fracassante, ils éclairent le fonctionnement ou la prise de décision de François Hollande et de ses deux prédécesseurs.

Ils montrent par exemple comment Nicolas Sarkozy se percevait en 2008 comme le "seul homme capable" de résoudre la crise financière. L'ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy, est lui perçu comme ayant une "propension (...) à faire des déclarations inexactes et inopportunes".

5h - Trois présidents français espionnés par la NSA

Les Etats-Unis ont espionné, au moins entre 2006 et 2012, les trois derniers présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, selon des documents du lanceur d'alerte Wikileaks, dévoilés mardi par Libération et Mediapart.

Ces documents, classés "Top-Secret", consistent notamment en cinq rapports de la NSA basés sur des "interceptions de communication". Ils étaient destinés à la "communauté du renseignement" américaine, selon Libération.

Adrienne Sigel