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Les contours d'un service national universel obligatoire d'un mois se précisent

Selon le Journal du Dimanche, le groupe de travail chargé de réfléchir à ce "SNU" a rendu son rapport jeudi. Une phase obligatoire d'un mois, en internat, est envisagée.

C'était une promesse du candidat Emmanuel Macron, l'idée d'un service national universel (SNU) fait son chemin. D'après le Journal du Dimanche (JDD), le rapport définitif du groupe de travail chargé de plancher sur le sujet a été rendu à l'Elysée jeudi. Cette nouvelle obligation devrait concerner tous les jeunes d'une même classe d'âge à partir de 16 ans. Le général Ménaouine qui pilote ce projet, prévoit que le dispositif comportera une phase obligatoire d'un mois qui s'effectuera en internat.

"La période obligatoire sera consacrée à des activités sportives, à l'enseignement des gestes de premiers secours et l'acquisition de réflexes en cas de situation de crise, ainsi qu'à la transmission des valeurs civiques et républicaines."

Cette phase sera suivie d'une autre tournée vers l'engagement pour le pays même s'il ne s'agit pas d'un service militaire à proprement parler.

Entre 2,4 et 3,1 milliards d'euros

Selon un proche du chef de l'Etat, précise encore le JDD, les arbitrages présidentiels devaient être connus "courant mai". Les auteurs de rapport préconisent aussi en amont une consultation de la jeunesse.

Si ce SNU pose de nombreuses questions quant à ses modalités d'exécution, c'est la question du financement qui paraît poser le plus de problèmes. "Même pour un mois, il s'agirait d'une ­organisation très lourde, nécessitant des hébergements et des dizaines de milliers d'encadrants, souligne le député LR François Cornut-­Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense, interrogé par le JDD.

Le coût d'une telle mesure est évalué à entre 2,4 et 3,1 milliards d'euros. L'inquiétude pour l'armée est d'en devoir supporter une part importante dans un contexte budgétaire tendu.

David Namias avec Anne-Solesne Tavernier