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Le jour où Hollande a voulu être banquier d'affaires chez Rothschild

Le chef de l'Etat François Hollande, dimanche 29 novembre 2015 à Bruxelles.

Le chef de l'Etat François Hollande, dimanche 29 novembre 2015 à Bruxelles. - Thierry Charlier - AFP

En 1993, François Hollande a envisagé de devenir banquier d'affaires. Lui qui vingt ans plus tard a érigé la finance comme son plus grand adversaire.

La finance n'a pas toujours été son ennemi. Un article sur François Hollande fait ce mercredi matin le tour des revues de presse, dont celle de RTL: publié par l'hebdomadaire le 1, qui consacre cette semaine un dossier au président, il s'intitule "la tentation Rothschild". Signé de Michel Jacob, banquier d'affaires et ancien directeur général de la célèbre banque, il raconte une anecdote étonnante: le jour où François Hollande, déçu par la perte de son siège de député en Corrèze, a envisagé en 1993 de devenir banquier d'affaires chez Rothschild.

François Hollande et Michel Jacob se sont rencontrés plusieurs fois et Edmond de Rothschild semblait prêt à faire une place au futur président, mais à une seule condition: qu'il abandonne définitivement la politique. Chose à laquelle il n'a pas pu se résoudre, après plusieurs semaines de réflexion.

"Mon adversaire, c'est le monde de la finance"

Dans une vie parallèle, Emmanuel Macron aurait donc pu ne pas être le seul candidat à L'Elysée passé par Rothschild. Hollande aurait pu être un pion du monde de la finance, qu'il a fustigé lors son discours de campagne du Bourget, en 2012.

"Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Mon adversaire, c'est le monde de la finance", lançait-il, regrettant que la finance ait pris "le contrôle de nos vies en 20 ans". Dix-neuf ans plus tôt, c'est la politique qui a pris le contrôle de la sienne.

Charlie Vandekerkhove