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Hollande: "2017, ce n'est pas mon obsession"

Le chef de l'Etat s'exprime lundi matin devant plus de 200 journalistes. Syrie, migrants, impôts... Suivez ses annonces en direct.

François Hollande fait sa rentrée: le chef de l'Etat a donné lundi matin sa 6e grande conférence de presse à l'Elysée. Un exercice devenu rituel, au cours duquel il a abordé la question de la Syrie et des migrants, ainsi que celle des baisses fiscales et de sa popularité auprès des Français. Ce live est maintenant terminé.

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14h22 - Migrants: des déclarations "extrêmement décevantes", pour Pierre Laurent

"Les déclarations du président de la République sur la crise des réfugiés sont extrêmement décevantes, très loin des exigences citoyennes de solidarité qui se sont exprimées ces derniers jours en France et en Europe" a dit Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. "Le chiffre de 24.000 réfugiés accueillis par la France n'est de ce point de vue pas du tout à la hauteur et loin des capacités d'accueil de la France. Le président ne s'est d'ailleurs engagé sur rien de concret, sur aucun moyen d'État national pour aider à cet accueil". 

14h17 - Jean-Marie Le Pen brocade "le président faible d'un pays affaibli"

"Le président faible d'un pays affaibli fait pâle figure dans la tempête qui se lève", a déclaré dans un élan lyrique Jean-Marie Le Pen, président d'honneur exclu du FN. "Comme la géographie, la démographie commande: les réalités humaines submergent et submergeront toujours les constructions utopiques qui n'aboutissent qu'au malheur. Petits ou grands, les remplacements de populations par d'autres ont marqué tous les siècles. Cette question est brutalement posée aux Français d'aujourd'hui: 'Voulez-vous être remplacés?'" 

14h10 - Dupont-Aignan fustige la "politique folle" d'accueil des migrants

"François Hollande persiste à prendre les Français pour des imbéciles", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a propos de l'annonce de l'accueil de 24.000 migrants. "Dans ce contexte d'absence de contrôles aux frontières, un système de quotas est incohérent et irresponsable puisque les migrants peuvent ensuite circuler librement dans toute l'Europe! (...) Ne lui en déplaise, une majorité de Français se dit opposée à l'accueil des migrants et souhaite le retour des frontières nationales. J'appelle les parlementaires courageux et les Français qui veulent s'opposer à cette politique folle à signer la pétition que nous avons lancée (...) pour forcer le gouvernement à consulter le peuple sur l'instauration de contrôles aux frontières."

14h06 - Syrie: "Les propositions de Hollande sont un leurre", dit Morin

"Les survols éventuellement accompagnés de frappes aériennes de la Syrie ne changeront rien dans la mesure où une coalition internationale conduite pas Etats-Unis le fait depuis près de deux ans", a déclaré Hervé Morin (UDI), ex-ministre de la Défense. "La seule solution consiste à mettre la communauté Internationale face à ses responsabilités en réunissant d'urgence le Conseil de Sécurité des Nations Unies afin d'une part, que tous les pays en capacité de le faire puissent participer à l'éventuel accueil de réfugiés et d'autre part, pour construire une réponse politique, diplomatique et militaire (...) Les propositions de François Hollande sont donc un leurre, à l'heure où les migrants, qui sont dans tous les théâtres de crise, représentent des millions de personnes".

13h50 - Accueil de 24.000 migrants, "acceptable" pour Juppé

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a estimé lundi que l'accueil de 24.000 réfugiés en France annoncé par le président François Hollande sur les deux ans à venir était "modéré et acceptable", fustigeant au passage l'Europe qui "n'a pas de stratégie" face à ce flux migratoire. "J'apprends le chiffre de 24.000 réfugiés, il paraît modéré et acceptable", a-t-il dit au sortir de sa conférence de rentrée en qualité de président de la métropole bordelaise, donnée au même moment que celle du président de la République.

13h15 - Myriam El Khomri: "L’enjeu n’est pas de compter le nombre de pages qu’il y a au sein du code du travail"

"Le président de la République, depuis maintenant 2012, a fait de la refonte du dialogue social un de ses grands chantiers", a déclaré la nouvelle La nouvelle ministre du Travail Myriam El Khomri au micro de BFMTV. "Et donc aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de compter le nombre de pages qu’il y a au sein du code du travail, mais justement avec l’ensemble des organisations syndicales et professionnelles, de reposer la question des accords dans l’entreprise. Sans bien sûr, toucher la durée légale du travail. Il a été suffisamment clair sur ce point. Le rapport nous est remis mercredi, à partir de là nous énoncerons la méthode d’échange, de concertation avec les partenaires".

13h10 - Christian Paul: "Je souhaiterais davantage d’audace"

"Ca manque d’ambition au fond", a déclaré Christian Paul, chef de file de l’aile gauche du PS, en direct sur BFMTV. "Le président de la République, le 14 juillet, parlait d’audace. Moi, je souhaiterais davantage d’audace, pour un soutien ciblé aux entreprises, pour qu’elles investissent, pour qu’elles embauchent. Aujourd’hui, les propositions qui sont faites ne me paraissent pas à la hauteur de la situation économique, c’est-à-dire une croissance faible et un chômage de masse".

13h05 - Philippot: "Un président dépassé par les crises migratoires"

"Je n’ai pas été rassuré ce matin, j’ai vu un président qui a été dépassé par les crises migratoires, la crise de l’islamisme, les crises économique et agricole" a réagi à chaud le vice-président du Front national, Florian Philippot, sur notre antenne. "Et qui n’avait rien de concret à proposer, si ce n’est en matière d’immigration par exemple, si n’est d’accepter - comme l’UMP - cette submersion migratoire".

13h00 - Fin de la conférence de presse

La conférence de presse est terminée. Retrouvez l'essentiel des annonces de François Hollande dans notre synthèse.

12h55 - Marine Le Pen en désaccord sur les réfugiés

La patronne du Front national exprime son désaccord avec l'annonce de François Hollande sur la question des migrants.

12h50 - Hollande enterre la propositionnelle

Voilà qui devrait déplaire aux écologistes. "Ce n'est pas en changeant un scrutin qu'on répond à la crise démocratique", affirme François Hollande: il enterre ainsi la proportionnelle pour la prochaine présidentielle en 2017. 

12h45 - Hollande accueillera-t-il des réfugiés chez lui ?

"Je n'ai pas de résidence secondaire disponible", répond le chef de l'Etat, qui dit comprendre "un choix personnel". "On attend d'un chef de l'Etat et du gouvernement qu'il puisse encourager ceux qui désirent le faire. Ce sera le travail des élus en coordination avec les préfets."

12h30 - Un projet de loi contre les discriminations

Dans la lignée du 11 janvier, François Hollande confirme la préparation d'une loi visant à "lutter contre les discriminations" et "plus largement pour l'égalité" au travail, dans les transports, les loisirs, etc. La question du CV anonyme n'est pas retenue.

12h25 - "2017, ce n'est pas mon obsession"

"La présidentielle de 2017, ce n'est pas ma préoccupation, ni mon obsession", lance le chef de l'Etat en égratinant Nicolas Sarkozy au passage. "Je veux que les actes soient posés, que des décisions soient prises (...) Il faut continuer pour qu'au dernier jour je puisse me dire que j'ai fait ce qu'il y avait à faire". Il écarte également l'idée d'une primaire à gauche: "je n'ai pas à me mettre dans des procédures qui ne sont même pas introduites par des partis politiques".

12h20 - "La durée légale du travail ne changera pas"

Après des débats internes sur les 35 heures ces dernières semaines, François Hollande se veut clair: "la durée légale du travail ne changera pas. C'est la durée légale".

12h10 - "J'ai connu des régionales victorieuses"...

"J'ai connu des régionales victorieuses, comme en 2004", se souvient le président. "Cela ne nous a pas empêché de perdre la présidentielle de 2007, malgré une candidate courageuse". Ségolène Royal, dans l'assistance, sourit. 

Revenant sur l'échéance électorale de décembre, François Hollande demande aux Français de faire "le meilleur choix pour les régions", pas sur lui-même. "Ce sont avant tout des élections territoriales".

12h05 - Hollande, candidat en 2017?

Le chef de l'Etat élude la question: ce n'est "pas aujourd'hui" qu'il compte évoquer sa candidature en vue de 2017, répond-il. Puis change de sujet. Mais il assure: "je vais faire des choix, quels que soient les risques, quelles que soient les conséquences". 

12h00 - Réduire les impôts, oui mais comment?

Alors qu'on lui demande comment il compte s'y prendre pour baisser les impôts à hauteur de deux milliards d'euros, François Hollande explique... ce qu'il ne compte pas faire. "Il ne peut pas être question d'augmenter les taxes", ni "le déficit", affirme-t-il.

11h55 - Le "risque d'échec" de la COP21

François Hollande n'hésite pas à dramatiser le sujet de la conférence environnementale, et avertit: "il existe un risque d'échec. Nous n'avons reçu que 60 propositions". Il insiste sur le financement des politiques climatiques, et promet que la France "va mener l'offensive" sur le sujet.

11h50 - Hollande au Liban et au Royaume Uni

Le chef de l'Etat annonce qu'il se rendra au Liban après l'Assemblée générale de l'ONU. Il ira "dans un camp de réfugiés et y rencontrera les autorités politiques".

Fin septembre, il effectuera également un déplacement au Royaume-Uni pour y rencontrer le Premier ministre britannique David Cameron. "La France souhaite que le Royaume-Uni reste en Europe (...) En sortir ne serait pas dans son intérêt".

11h47 - Mélenchon fustige "François le riquiqui"

L'eurodéputé du Parti de gauche n'a pas attendu la fin de la conférence de presse pour ironiser sur celui qu'il qualifie de "François le riquiqui".

11h45 - Pourquoi des vols de reconnaissance en Syrie?

"Nous voulons savoir où sont les centres d'entraînement et de réunion" de Daesh en Syrie, précise François Hollande. "Nous voulons aussi vérifier que le régime de Bachar al-Assad n'a plus d'effectivité sur une partie du territoire syrien".

11h40 - Bachar al-Assad "responsable de la situation en Syrie"

Pour le chef de l'Etat, Bachar al-Assad porte la responsabilité de la situation en Syrie et doit partir. "La transition politique en Syrie passe par le départ de Bachar al-Assad. A terme, il doit partir: c'est une position que nous voulons faire partager notamment par les Russes et les Iraniens".

11h35 - 60.000 demandeurs d'asile en 2015

Réagissant aux critiques de l'opposition sur la réaction "tardive" de la France sur la question des migrants, François Hollande évoque le chiffre de 60.000 demandeurs d'asile en France en 2015 - soit beaucoup moins qu'en Allemagne qui envisage d'en accueillir 800.000. Sur ce sujet, "la France avait ce qu'elle avait à faire. Mais on ne peut pas en rester là. Le système de volontariat ne connaît pas la réponse attendue, donc ce sera un mécanisme permanent et obligatoire".

11h30 - Réfugiés: Hollande veut "rassurer les Français"

Après l'annonce de l'accueil de 24.000 réfugiés, le chef de l'Etat souhaite "rassurer les Français". "Ce n'est pas n'importe quel accueil. Il ne s'agit pas d'accorder des droits à ceux qui ne peuvent pas y prétendre (...). Il y aura une répartition entre pays européens. Il y aura des centres d'enregistrement qui permettront le contrôle aux frontières pour identifier les réfugiés: ces derniers bénéficieront du droit d'asile, mais il y aura aussi des personnes raccompagnées".

11h25 - "Nous ne ferons pas d'intervention au sol en Syrie"

Alors que la première question a été posée sur la position militaire de la France vis-à-vis de la Syrie, François Hollande clarifie les choses et annonce que la France "ne fera pas d'intervention au sol en Syrie". Il juge "inconséquent et irréaliste" d'y envoyer des troupes françaises >> La vidéo ici

11h20 - "Les baisses d'impôts vont se poursuivre"

"La politique de baisse des impôts sera poursuivie en 2016", promet François Hollande. "Plus de 2 milliards d'euros y seront consacrés, et 8 millions de foyers seront concernés. Mais cela ne doit pas s'arrêter là", poursuit-il. Il évoque notamment sans plus de détails "une meilleure adaptation du code du travail à la réalité des entreprises". Pour cela, une loi sera préparée et présentée au Parlement.

11h15 - Des vols de reconnaissance en Syrie dès mardi

"Des tentatives d'attentats sont déjouées, mais le risque existe toujours", prévient le chef de l'Etat. "C'est depuis la Syrie que sont organisées des attaques contre plusieurs pays, dont le nôtre. C'est pourquoi j'ai demandé au ministre de la Défense que des vols de reconnaissances soient menés dès demain en Syrie. Ils permettront d'envisager des frappes contre Daesh".

11h10 - Une conférence internationale à Paris?

François Hollande plaide pour une conférence internationale sur les réfugiés. "Elle peut se dérouler à Paris", selon lui. Un débat au Parlement sera également organisé sur le sujet "dans les jours qui viennent".

11h05 - La France accueillera 24.000 réfugiés

"La France est disposée à prendre sa part" dans l'accueil des réfugiés, affirme François Hollande. Le pays en accueillera 24.000 sur les deux prochaines années, confirme le président.

11h00 - François Hollande ouvre la conférence de presse

Le chef de l'Etat évoque pour commencer la photo du jeune Aylan, trouvé noyé sur une plage de Turquie. "Face à ce qui fait naître de l'émotion et de l'inquiétude, il nous revient de faire face à l'urgence et de faire des choix", dit le président. Il rappelle la proposition faite avec Angela Merkel pour répartir le flux de migrants entre les pays européens.

10h55 - Le gouvernement arrive

Les ministres s'installent à leur tour dans la salle des fêtes de l'Elysée. Emmanuel Macron, en déplacement en Israël, figure parmi les absents. Stéphane Le Foll, George Pau-Langevin, Mathias Fekl et André Vallini sont eux aussi excusés.

10h40 - Les journalistes s'installent

Peu à peu, les journalistes s'installent dans la salle des fêtes de l'Elysée. Les ministres, eux, ne sont toujours pas là. La conférence de presse va commencer dans une vingtaine de minutes.

10h00 - Comment va se dérouler la conférence?

François Hollande va entamer la conférence de presse par un propos liminaire qui devrait durer entre 10 et 15 minutes. Ensuite, les questions des journalistes portant sur l'actualité internationale pourront être posées: elles constitueront la majeure partie de l'évènement, puis elles laisseront la place aux questions sur la politique française. En tout, une vingtaine de questions seront posées. La conférence de presse devrait durer jusqu'à 13 heures.

09h50 - Des frappes en Syrie? Lienemann "dubitative"

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris, se dit "dubitative" quant à d'éventuelles frappes en Syrie contre l'Etat islamique. "Je ne crois pas que les frappes auront une grande efficacité, et en tout cas pour l'heure elles ne me paraissent pas indispensables et nécessaires", a-t-elle déclaré sur RFI. François Hollande lui pourrait se prononcer en faveur de cette option >> Comment la France peut-elle frapper Daesh en Syrie?

09h45 - Quels sujets va aborder François Hollande?

Les migrants, la Syrie, mais aussi les modalités de la baisse d'impôts annoncée pour 2016 devraient être au cœur de la conférence de presse du chef de l'Etat. BFMTV.com a résumé les enjeux de l'évènement.

09h00 - Le sondage inquiétant

A un an et demi de la présidentielle, où en est la popularité de François Hollande? Un sondage Ifop pour Le Figaro le donne perdant au premier tour s'il se présentait à l'élection présidentielle aujourd'hui. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé... Quel que soit son adversaire, François Hollande n'obtiendrait pas plus de 19% des intentions de vote.

A. K.