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Syrie, migrants, baisses fiscales: ce qui attend François Hollande

Pendant deux heures, lundi matin, à 11 heures, le chef de l'État répondra aux questions de la presse sur l'actualité. Les migrants, la Syrie, mais aussi les modalités de la baisse d'impôts annoncée pour 2016 devraient être au cœur de son intervention.

François Hollande, qui entame les 20 derniers mois de son mandat avec une popularité toujours très faible, tient lundi pour la sixième fois de son quinquennat sa conférence de presse semestrielle à l'Élysée. Au programme: le sujet brûlant des migrants, de la Syrie mais aussi des détails très attendus sur les modalités de la baisse d'impôts annoncée pour 2016. Il devrait également revenir sur son surprenant mea culpa concernant la suppression de la TVA sociale lancée par son prédécesseur et toujours rival Nicolas Sarkozy.

Scénographie habituelle 

Sur la forme, ce rendez-vous traditionnel "se déroulera selon la même scénographie" que d'habitude, face à un parterre de plusieurs centaines de journalistes. Deux heures durant (de 11h00 à 13h00), en présence du gouvernement au grand complet, le président répondra aux "questions d'actualité internationale, européenne et nationale après un court propos liminaire". Voici les principaux dossiers qui devraient être abordés:

> Migrants

La crise des réfugiés est revenue sur le devant de la scène avec la publication de photos d'un enfant syrien noyé sur une plage turque. Alors que des voix s'élèvent pour souligner que la France en fait moins que l'Allemagne, Berlin et Paris ont lancé jeudi une initiative pour "organiser l'accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe" des familles qui fuient principalement la Syrie en guerre.

> Emploi

Avec 3,55 millions de personnes sans aucune activité, le chômage reste l'enjeu du quinquennat et pourrait hypothéquer une nouvelle candidature du président qui a lié son sort à l'inversion de la courbe du chômage. La nouvelle ministre du travail Myriam El Khomri veut croire que "les outils commencent à porter leurs fruits". Au 2e trimestre le taux de chômage calculé par l'Insee est resté stable à 10% de la population active.

> Droit du travail - 35h

Après la sortie d'Emmanuel Macron, Manuel Valls l'a répété: pas question de revenir sur la durée légale du travail, fixée à 35 heures. Mais se dirige-t-on vers un code du travail à la carte? Le gouvernement souhaite en effet donner plus de latitude aux entreprises ainsi que la possibilité aux employeurs et salariés de "décider eux-mêmes". 

> Impôts

Le président devrait préciser l'ampleur et les modalités de la baisse d'impôts pour 2016 qu'il a annoncée le 21 août, à la surprise générale. L'allègement, a priori ciblé sur l'impôt sur le revenu et concentré sur les classes modestes et moyennes, pourrait atteindre deux milliards d'euros, selon Les Echos. 

> Croissance

François Hollande fait face à un contexte d'incertitude lié au ralentissement de l'économie chinoise et après une stagnation de l'activité au deuxième trimestre. Une situation qui complique encore un peu l'élaboration du budget, le gouvernement s'étant engagé à ramener le déficit à 3,3% en 2016.

> Audiovisuel

François Hollande pourrait s'exprimer sur une éventuelle réforme de la redevance réclamée par Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions. Une des pistes envisagées serait d'élargir la redevance à d'autres supports (tablettes, ordinateurs...). 

> Conférence climat

À trois mois de ce grand rendez-vous prévu en décembre à Paris et dont François Hollande a fait un enjeu de son quinquennat, les pourparlers restent laborieux et les négociateurs de l'ONU ont décidé de proposer en octobre un nouveau texte "cohérent" et "concis" pour tenter d'accélérer le processus.

> International, terrorisme

Les grands dossiers internationaux (Moyen-Orient, Syrie, Irak...) seront également au menu sur fond de menace terroriste toujours élevée en France, après la dernière attaque commise le 21 août dans un Thalys. Le président pourrait aussi s'exprimer sur d'éventuelles opérations aériennes contre l'organisation État islamique (EI) en Syrie, qui pourraient prendre la forme de frappes ou de vols de reconnaissance.

la rédaction avec AFP