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François Hollande se voit en "président audacieux"

François Hollande a estimé mardi être un président "audacieux", balayant l'image d'un homme plus fort sur la scène internationale que nationale.

L'audace. Aux journalistes qui l'interrogeaient lors de la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet, le président de la République François Hollande a souhaité en souriant de connaître "des présidents aussi audacieux" que lui, insistant sur le "pacte de responsabilité" et la mise en place d'un "nouveau dialogue social", engagés depuis le début de son quinquennat.

Ne pas "détruire les droits sociaux"

Pour étayer son propos, le chef de l'Etat a insisté sur le "pacte de responsabilité avec 40 milliards de baisse de charges pour les entreprises" et la mise en place d'un "nouveau dialogue social", engagés depuis le début de son quinquennat. La France peine-t-elle plus que certains de ses partenaires européens à endiguer la crise?

"Ils en font moins dans beaucoup de domaine, notamment dans l'innovation, et ils en font parfois plus pour détruire des droits sociaux, et ça je ne le veux pas", s'est défendu François Hollande.

Mettant en avant son rôle dans l'accord sur la Grèce, François Hollande a déclaré: "Je ne dis pas que c'est la France qui a gagné" mais elle a "occupé toute sa place", joué "tout son rôle" pour éviter une sortie d'Athènes de la zone euro, soulignant que la chancelière allemande Angela Merkel avait eu "un moment d'interrogation" en envisageant un "Grexit".

A l'intérieur comme à l'extérieur

Interrogé ensuite sur ses adversaires et plus particulièrement Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat, qui a répondu en trois quarts d'heure chrono aux questions de David Pujadas et Claire Chazal, en direct sur France 2 et TF1, a assuré avoir suffisamment de sujets à traiter pour se pencher sur celui-ci.

Expliquant avoir joué son rôle dans les négociations entre la Grèce et l'Union européenne, se félicitant de l'accord trouvé sur le nucléaire iranien, François Hollande s'est également présenté comme chef d'Etat fort au niveau international. A 22 mois de la fin de son mandat, François Hollande, très impopulaire et en panne de résultats sur le front économique et social, a promis d'activer tous les "facteurs de croissance". 

Une précampagne qui ne dit pas son nom

Sur le plan politique, à cinq mois des régionales de décembre, dernier test électoral avant la présidentielle, François Hollande, déjà lancé dans une précampagne qui ne dit pas son nom pour 2017, s'est toutefois refusé "à annoncer quelque candidature que ce soit". Face aux crises internationales et aux difficultés économiques, "si je pensais à l'élection présidentielle, je serais à côté du sujet", a-t-il considéré réaffirmant qu'il entendait être jugé "sur les résultats". "S'il n'y a pas de baisse du chômage, je ne me représenterai pas", a-t-il rappelé, "c'est un principe de responsabilité".

J.C.