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Ex-espion empoisonné: Macron boycottera le pavillon de la Russie, invitée d'honneur du Salon du livre

Emmanuel Macron, le 5 mars 2018.

Emmanuel Macron, le 5 mars 2018. - Etienne Laurent - AFP

Le président de la République, qui inaugure ce jeudi soir le Salon du livre, à Paris, ne se rendra pas au pavillon russe, après l'empoisonnement en Angleterre d'un ex-espion.

L'Elysée a annoncé ce jeudi soir qu'Emmanuel Macron ne visitera pas le pavillon russe au Salon du livre à Paris, alors même que la Russie est l'invitée d'honneur de cette édition 2018, qui s'ouvre ce vendredi. Le chef de l'Etat se déplace ce jeudi soir Porte de Versailles pour inaugurer le Salon.

"Le président ne va pas se rendre sur le pavillon officiel de la Russie au salon du livre (...) dans le contexte de l'attaque de Salisbury en cohérence avec nos positions et par solidarité avec notre allié britannique", a indiqué l'Elysée.

Toutefois, "le président rencontrera des écrivains russes" au cours de la visite du Salon, a précisé la présidence. "Nous avons à coeur de faire vivre les liens culturels étroits entre la société russe et la société française". Trente-huit écrivains russes sont invités au Salon du livre. 

Un geste très symbolique

Le geste est fortement symbolique et s'inscrit dans le contexte de l'affaire de l'ex-espion russe empoisonné au Royaume-Uni au début du mois, qui a poussé Londres, Washington, Paris et Berlin à publier un communiqué commun ce jeudi, pour condamner l'empoisonnement de Sergueï Skripal sur le territoire britannique et estiment que la responsabilité russe est la seule explication "plausible".

Plus tôt ce jeudi, Emmanuel Macron avait condamné "avec la plus grande fermeté l'attaque inacceptable", pour laquelle "tout porte à croire" que la Russie en est "responsable" selon lui.

Le 4 mars, Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été découverts empoisonnés sur un banc de la petite ville de Salisbury, en Angleterre. Ils se trouvent aujourd'hui dans un état "critique mais stable, en soins intensifs".

Adrienne Sigel avec AFP