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Egypte: Hollande juge le niveau des violences "pas acceptable"

François Hollande est inquiet de la situation en Egypte.

François Hollande est inquiet de la situation en Egypte. - -

François Hollande a rencontré dimanche le chef de la diplomatie saoudienne à l'Elysée. Tous deux sont d'accord pour plaider pour l'organisation rapide d'élections en Egypte.

Le président François Hollande a jugé dimanche que le niveau des violence en Egypte n'était "pas acceptable", souhaitant des élections "dans un délai rapide", à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal.

"Il n'est pas acceptable qu'il y ait dans un grand pays comme l'Egypte des violences de ce niveau", a déclaré le chef de l'Etat français sur le perron de l'Elysée, aux côtés du ministre. "Si la liberté de manifester doit être respectée, la sécurité aussi", a-t-il souligné, évoquant le "devoir" des pays qui ont "une relation de confiance et d'amitié avec l'Egypte de tout faire pour que les violences cessent", que "le dialogue politique puisse être engagé et que le peuple égyptien puisse s'exprimer" dans les urnes.

Le chef de l'Etat français a évoqué la "commune responsabilité" des "pays arabes, de l'Europe et de la France" pour que "les autorités politiques égyptiennes prennent la feuille de route de l'armée comme référence pour les semaines qui viennent et permettent ainsi l'organisation d'élections dans un délai rapide".

L'Arabie Saoudite condamne les menaces de l'UE

Le ministre saoudien, selon lui, était porteur d'un message du roi Abdallah qui avait proclamé dès vendredi son ferme appui au pouvoir égyptien "face au terrorisme" du camp pro-Morsi et dénoncé "les ingérences" dans ce pays meurtri par les violences entre partisans du président islamiste déchu et forces de sécurité.

Le prince Saoud Al-Fayçal a affirmé pour sa part "très bien comprendre que la liberté de manifester soit un droit garanti" par le droit international mais souligné qu'"en contrepartie, les manifestants doivent s'engager à ne pas porter atteinte à la vie des autres citoyens, à la propriété et à ne pas utiliser la violence".

"Il n'est pas anodin que 30 millions d'Egyptiens soient descendus dans la rue pour demander à leur autorité de garantir leur sécurité" et "organise des élections anticipées", a-t-il relevé. Tout comme le président français, il a estimé qu'il fallait "travailler à des élections en Egypte". Evoquant le "réexamen" envisagé par l'Union européenne de ses relations avec l'Egypte, il a cependant estimé que "ce n'est pas par les menaces que l'on peut arriver à quelque chose".

A. G. avec AFP