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Copies du bac: "On ne peut pas prendre nos enfants et leur famille en otage", affirme Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est revenu, ce dimanche, sur le conflit qui a opposé Jean-Michel Blanquer aux enseignants refusant de rendre des copies du bac.

Les résultats du bac ont pu être donnés en temps et en heure vendredi, mais Emmanuel Macron est tout de même revenu sur la crise qui a opposé le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer aux professeurs. Ce dimanche, sur Franceinfo, le président a ainsi affirmé: "On ne peut pas prendre nos enfants et leur famille en otages".

"Je pense que le ministre a eu la bonne réaction. Je respecte la liberté d'opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", a-t-il commenté.

"Quand on est enseignant on a des droits mais aussi des devoirs"

"Je pense que le ministre a eu la bonne réaction", a-t-il ajouté, en référence à la décision de Jean-Michel Blanquer de faire attribuer aux élèves des notes provisoires issues du contrôle continu. "Quand on est enseignant on a des droits mais aussi des devoirs". "Quand un examen est attendu avec angoisse", "notre devoir à tous est d'être au rendez-vous".

"Il peut y avoir des désaccords, évidemment le droit de grève, de manifestation seront préservés, j'y tiens beaucoup, je le dis avec beaucoup de respect pour ceux qui expriment ces désaccords. Mais en aucun cas ces désaccords ne peuvent se faire en prenant en otage nos jeunes, dans un moment qui est toujours un moment d'angoisse et extrêmement important pour leurs familles", a-t-il répété.

Des résultats provisoires

Quelques élèves ont eu des résultat provisoires, "une toute petite minorité" mais "je veux les rassurer, les choses sont sous contrôle du ministre". Il a tenu cependant à rendre hommage aux enseignants dans leur ensemble et promis de se pencher sur le niveau de leur rémunération.

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'Education nationale ont ce sens du devoir", a déclaré le chef de l'Etat, avec parfois "des rémunérations, je le sais, qui ne sont pas pas satisfaisantes - et c'est un chantier qu'on veut ouvrir - des conditions matérielles parfois très dures. Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier (...) Je ne veux pas le laisser salir, écorner", a-t-il conclu.

Clément Boutin avec AFP