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Baisse des APL: la colère de Macron

Le président de la République pose avec sa femme, Brigitte Macron, à l'Elysée avant la cérémonie d'investiture, le 14 mai 2017 à Paris.

Le président de la République pose avec sa femme, Brigitte Macron, à l'Elysée avant la cérémonie d'investiture, le 14 mai 2017 à Paris. - Stéphane de Sakutin - AFP

Selon Le Canard enchaîné, diffusé ce mercredi, le président de la République s'est montré vivement agacé par l'annonce d'une baisse de cinq euros des APL à compter d'octobre, devant les dirigeants de la majorité.

Samedi 22 juillet, une annonce du gouvernement avait surpris son monde. A partir du 1er octobre prochain, les Aides personnalisées au logement (APL) seraient baissées de 5 euros. Cette décision a agité le débat public, suscitant notamment une montée au créneau des Insoumis dans l'Hémicycle. Et, visiblement, l'idée n'a pas ravi non plus Emmanuel Macron. C'est le moins que l'on puisse dire. 

"Une connerie sans nom" selon Emmanuel Macron

Selon Le Canard enchaîné, dans son édition de ce mercredi, le chef de l'Etat en a parlé mercredi dernier avec colère devant les chefs de sa majorité. "C'était une connerie sans nom! Pas la peine de se retrouver dans des débats complètement dingues qui n'ont fait l'objet d'aucun engagement". Emmanuel Macron a alors passé la consigne de s'en tenir à ce qui avait été dit durant la campagne. 

A l'évidence, Emmanuel Macron n'était donc pas à l'origine de cette mesure. Relayant cette nouvelle, Le Lab d'Europe 1 pointe dans la direction de l'entourage du Premier ministre, Edouard Philippe. Le site rappelle en effet que c'est Matignon qui avait annoncé l'amaigrissement des APL.

Cette décision, qui ne fait donc pas l'objet d'un consensus au sein de l'exécutif et divise l'Assemblée nationale, a également opposé le gouvernement actuel et l'un de ses prédécesseurs. Certains des membres de ses deux équipes se renvoyaient la balle au moment de déterminer qui y avait pensé en premier. Une lettre de cadrage envoyée en juillet 2016 par Manuel Valls alors chef du gouvernement à Emmanuelle Cosse, alors ministre du Logement, et que s'est procuré BFMTV révélait finalement que le gouvernement de l'époque avait déjà songé à réaliser des économies dans le versement des APL. 

Robin Verner