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Avec Macron à l'Elysée, la rue où il habitait retrouve le calme

Les fermetures à la circulation, la surveillance policière et les cohues ont émaillé pendant quelques mois le quotidien de la rue Cler, dans le 7e arrondissement de Paris. Une situation qui appartient désormais au passé.

La tranquille rue Cler du 7e arrondissement de Paris, située à quelques encablures du Champ de Mars, a connu pendant quelques mois l'agitation induite par la campagne présidentielle. Et pour cause, puisqu'elle abrite l'appartement parisien du nouveau président de la République. Depuis son élection, Emmanuel Macron a finalement déménagé pour l'Elysée. Surveillance policière de tous les instants, régulières fermetures à la circulation, cohues de badauds et de journalistes guettant les apparitions du fondateur du mouvement En marche!, le quotidien des riverains a été un peu compliqué pendant cette période.

Seuls stigmates de cette inhabituelle effervescence, deux barrières qui gardent encore les places de stationnement situées devant l'immeuble du domicile du désormais chef de l'Etat. Il reste quelques cartons à déménager pour le palais.

La campagne laisse un bon souvenir aux commerçants

Si le calme avait été rompu, certains commerçants ont profité de ces circonstances particulières. Le café situé à quelques mètres du domicile des Macron s'est réjoui d'avoir pu "mettre des tables supplémentaires en terrasse".

"Et puis maintenant, on est connus. Comme on passe régulièrement à la télé, le gens connaissent la rue Cler et la rue de Grenelle. Même les commerces ont été filmés régulièrement chaque jour, c'est un petit plus pour l'avenir", s'enthousiasme le gérant.

"Ça faisait plaisir aux clients, c'est vrai, c'était sympa et ça mettait de l'animation. Là maintenant, ça commence à nous manquer", confirme le gérant d'une boutique de vêtements de la rue. Le chiffre d'affaires était pourtant en berne, avec une baisse de 40% pendant cet intervalle particulier de l'entre-deux tours. Le prix de "selfies" réalisés avec celui qui allait être élu quelques jours plus tard à la tête de l'Etat.

David Namias avec Guillaume Bertrand et Jeremy Muller