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Élu en 2022, Mélenchon abrogerait une éventuelle loi "Sécurité globale"

Que Mélenchon promette "une marée humaine, ça ne nous arrête pas", a cinglé le chef de l'État depuis Saint-Pétersbourg, où il est en déplacement.

Que Mélenchon promette "une marée humaine, ça ne nous arrête pas", a cinglé le chef de l'État depuis Saint-Pétersbourg, où il est en déplacement. - Thomas SAMSON / AFP

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi en France à l'appel notamment des organisations de journalistes contre la proposition de loi "sécurité globale"

Jean-Luc Mélenchon abrogerait, si elle était adoptée et s'il accédait à l'Elysée en 2022, la proposition de loi "sécurité globale" accusée d'attenter aux libertés publiques, a affirmé ce dimanche le candidat des Insoumis.

"Nous sommes passés à un modèle de régime autoritaire de surveillance généralisé", a-t-il assuré lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3, même si "le gouvernement fait semblant d'avoir modifié son texte".

"Une longue bataille"

"C'est une longue bataille qui s'ouvre devant nous", a-t-il continué, disant espérer de convaincre des parlementaires au-delà de son camp. "Et je le dis, si nous n'y parvenons pas maintenant : si je suis élu en 2022, j'abrogerai cette loi si elle venait à être adoptée."

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi en France à l'appel notamment des organisations de journalistes contre la proposition de loi "sécurité globale", dont l'Assemblée nationale avait adopté la veille mesure la plus controversée, à savoir l'article 24 pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, tout en l'assortissant de garanties sur le "droit d'informer". Cette disposition est jugée par ses détracteurs attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit".

Cy.C avec AFP