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Régionales: union de partis de gauche en Paca, sans LFI

La région Paca - image d'illustration

La région Paca - image d'illustration - Boris Horvat - AFP

Une union de gauche pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur mais sans les Insoumis.

Les principaux partis de gauche ont annoncé ce vendredi la création d'une liste commune aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière une tête de liste écologiste mais sans les Insoumis et plusieurs autres formations de gauche qui menacent de lancer leur propre liste.

"C'est un moment inédit, presque historique, de pouvoir rassembler les écologistes et la gauche", s'est félicité lors d'un point presse Jean-Laurent Félizia, élu écologiste varois inconnu du grand public désigné à la tête de cette "liste d'union" baptisée "Le rassemblement écologique et social".

A ses côtés se trouvaient des représentants du Parti socialiste (PS), du Parti communiste (PCF), d'Europe Ecologie les Verts (EELV) et du mouvement de Benoît Hamon, Génération's.

Sans les Insoumis

En revanche, La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon n'en fait pas partie tout comme sept autres formations politiques signataires d'un appel concurrent à l'union de toutes les gauches baptisé "Il est temps".

Egalement absente, l'adjointe au maire de Marseille, Olivia Fortin, co-fondatrice du collectif citoyen "Mad Mars", fer de lance du Printemps Marseillais, coalition de toute les gauches qui a repris la mairie de la deuxième ville de France à la droite.

L'élue qui avait annoncé sa candidature pour conduire une liste de la gauche unie s'est finalement retirée estimant que "les conditions de l'union n'étaient vraiment pas réunies" après avoir dénoncé "des négociations d'appareil", des "exclusions" et des "décisions unilatérales".

D'autres listes de gauche?

Enfin, Jean-Marc Governatori, fortune niçoise, naviguant dans les cercles écologistes mais critiqué par une partie de la gauche pour un positionnement jugé trop à droite, pourrait lui aussi décider de ne pas participer à cette union de la gauche.

"J'ai une réunion ce soir avec Corinne Lepage et nous déciderons de la stratégie optimale pour notre région", a-t-il expliqué à l'AFP, en référence à l'ex-ministre de l'Environnement avec qui il préside le mouvement Cap Ecologie.

"D'un côté, on a une association de logos sur une affiche concoctée par des apparatchiks dont le maire de Marseille Benoit Payan, le sénateur communiste Jérémy Bacchi et la négociatrice d'EELV Hélène Hardy et de l'autre un mouvement citoyen soutenu par la base", a dénoncé à l'AFP l'écologiste Olivier Dubuquoy, porte-parole d'"Il est temps".

L'ancien chef de file d'EELV remplacé par Jean-Laurent Félizia, n'exclut pas que son mouvement lance sa propre liste.

Les listes de gauche à la traîne dans les sondages

Une option confirmée par Mohamed Bensaada, ex-chef de file LFI aux municipales qui a dénoncé à l'AFP "l'exclusion insensée" de son mouvement de cette "pseudo liste d'union", accusant Hélène Hardy (EELV) d'avoir imposé un "oukase" contre son parti.

En 2015, la liste de gauche et des écologistes conduite par Christophe Castaner s'était retirée au second tour des régionales pour faire barrage au Front national, (devenu Rassemblement national, RN) mené par Marion Maréchal-Le Pen avec pour conséquence, l'absence de la gauche dans l'hémicycle régional durant six ans.

Selon plusieurs sondages, aucune liste de gauche ne dépasserait la barre des 10% nécessaires pour se maintenir au second tour si elles partaient divisées.

A.F avec AFP