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Régionales: "Ni rire ni pleurer, mais comprendre", réagit Dray en citant Spinoza

Julien Dray, vice-président du Conseil régional d'Île-de-France, a réagi lundi sur BFMTV-RMC à la déconvenue socialiste lors du premier tour des élections régionales.

Au lendemain du premier tour des élections régionales, le PS a la gueule de bois: les résultats dessinent une carte de France majoritairement frontiste, où seules deux régions restent -pour l'instant- dans le giron socialiste. Et le PS se retrouve dans la délicate position du troisième parti, contraint de se retirer sur le terrain à la faveur du front républicain.

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Symbole de la déconvenue socialiste, la région Île-de-France a porté Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains, en tête au premier tour. Si rien n'est encore acquis -son rival socialiste Claude Bartolone dispose d'une plus grande réserve de voix-, la région francilienne pourrait tout de même basculer à droite, après 17 ans de mandature socialiste. 

"Il y a une force Front national, mais pas de progression en termes de voix. On voit une grande mobilisation de l'électorat frontiste, contrairement aux autres", a analysé Julien Dray sur BFMTV-RMC, lundi matin. Et de citer Spinoza: "Ni rire ni pleurer, mais comprendre."

Dray appelle à une grande "coalition arc-en-ciel"

"Notre pays est incapable de concevoir des grandes majorité d'idées. C'est là que Nicolas Sarkozy a tort", a estimé Julien Dray, alors que le président des Républicains a refusé toute alliance, dimanche soir.

"Il faudra à un moment constituer une grande coalition arc-en-ciel", a-t-il poursuivi, précisant qu'il s'agirait d'un "grand rassemblement progressiste".

Puis, Julien Dray a refusé de voir dans ces résultats un vote sanction pour François Hollande et le gouvernement, prenant l'exemple de Jean-Yves Le Drian, "seul ministre candidat" et arrivé en tête de la région Bretagne. "Regardez le score de de Jean-Yves Le Drian en Bretagne. (…) Il porte le comportement actuel du gouvernement, c’est-à-dire la volonté de rassembler. Il est le symbole de ça dans cette élection. C'est le seul ministre en première ligne, c'est une leçon pour nous", a-t-il jugé.

S. C.